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le 21 févr. 2014
SuivreUn film de Quiches.
Alors oui, peut-être que ce film est une critique acerbe et ironique de films traitant des "highschools" aux États-Unis, mais bordel. Putain de bordel. Les mecs sont français, alors pourquoi, bordel...
Un groupe de jeunes branchés sortis de paniers de crabes comme le cours Florent vivotaient dans le milieu du m'as-tu-vu parisien. Un beau jour, ils décrochent le jackpot: l'un des "fils de untel" du milieu (le fils du fils de Jacques Becker, et l'un des gros producteurs de la place), les prend à la bonne et leur offre de produire et distribuer un film fait par eux. Le gros monsieur s'imaginait en découvreur de talents alors qu'il n'avait aucun discernement. Mais grace a cet ego-trip incongru, nos jeunes bourges ont carte blanche. À eux de jouer. Details ci-dessous.
Ils ont fait de leur mieux et ont échoué.
Auraient-ils pu se protéger de cet échec en se faisant aider d'un vrai scénariste, d'un vrai dialoguiste, ou simplement d'un professionel en dehors de leur echo chamber ? Honnêtement, je ne pense pas que cela aurait changé grand-chose, car le problème est que ces jeunes gens narcissiques et privilégiés croupissent dans leur bulle huppée, totalement imperméables à toute forme d'éveil des consciences. Leur humour n'est donc drôle que pour les gens comme eux (mais les gens comme eux veulent tous faire du cinema) et pour ce producteur trop comfortable, lui-même issu du même milieu de copinage et de superficialité des médias français, et qui a tout hérité de son père, lequel avait lui-même tout hérité de son grand-père. Il faut toutefois lui reconnaître le mérite d'avoir osé prendre un risque, même minime, avec des nouveaux venus.
Après cette expérience, ce groupe de "jeunes plus si jeunes" ne fit rien d'autre, et chacun retourna dans le semi-anonymat d'une carrière plus ou moins amateure. Reste pour chacun d'eux la mise à bien de ce projet qui, 20 ans plus tard, correspond à ce court moment d'euphorie que des milliers d'autres jeunes artistes (plus talentueux ou pas) ne connaitront jamais. Ils ont reçu l'opportunité de leur vie, sont entrés dans le big time. Nul ne peut leur retirer cet achèvement.
So… is this movie any good ?
Personellement, je les ai trouvé sinistres, mais ca c'est un jugement tout personnel. Et puis... does that even matter ? Il y a en France des dizaines de merdes insondables et d'artistes sans AUCUN talent qui rencontrent un grand succès, donc je ne pense pas qu'être bon ou pas soit un critère si important dans le succès d'un film de nos jours. Ils ont essayé, et cette fois, ça n'a pas marché, c'est tout. C'est la part de nihilisme et d'aléatoire du domaine de la production de cinéma.
À propos de production, le gros monsieur a probablement très bien mangé même en essuyant cet échec financier, car sur le budget de 1,4 M d'euros, il a à mon avis blanchi près de 1M d'euros (ce film a été fait avec pas plus de 300 000 EUR). Seul le public est donc perdant ici... mais peut-être que cela aussi s'arrangera avec le temps : si les spectateurs de 2005 n'étaient pas encore assez abrutis pour apprécier ce genre d'âneries, qui sait, peut-être que la nouvelle generation, les Gen-Z'ers de l'idiocratie terminale, sont devenus assez débiles pour bientôt le redecouvrir et en faire un film culte! De nos jours, le sage s'attend à tout (et surtout à n'importe quoi).
Créée
le 27 juin 2025
Modifiée
le 28 juin 2025
Critique lue 21 fois
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le 21 févr. 2014
SuivreAlors oui, peut-être que ce film est une critique acerbe et ironique de films traitant des "highschools" aux États-Unis, mais bordel. Putain de bordel. Les mecs sont français, alors pourquoi, bordel...
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le 20 avr. 2010
SuivreJe l'annonce, je préfère me faire émasculer que de revoir ne serait-ce que la BA de cette merde.
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le 28 sept. 2010
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