Précédé d'une bonne réputation et dirigé par Guillermo del Toro, c'est en toute confiance que j'abordais la vision de film tant attendu. Et effectivement le prologue est de toute beauté. Sauf qu'ensuite ça va moins bien, les longueurs n'en peuvent plus de s'étirer et la vision tourne à l'ennui. Pourquoi donc avoir fait si long (150 minutes) alors que la concision aurait fait gagner le film en dynamique ? D'autant que le propos n'est guère nouveau, James Whale en 1931 nous disait la même chose (et avec quel brio !) en 70 minutes !) Et puis quand on a la prétention de réaliser un chef d'œuvre on ne truffe pas le film de raccords accéléré comme quand la créature quasiment à poil et pourchassé par des chasseurs se retrouve soudain habillé de vêtements de pluie. Et ses cheveux, ils ont poussé quand ? On saluera néanmoins la beauté des décors, le rôle d'Osacar Isaac littéralement habité par son rôle et la présence magnétique (mais sous exploitée). de Mia Goth. Quant à la créature elle est loin de nous faire oublier celle de Boris Karloff. Le film était ambitieux, mais parfois l'ambition est mauvaise conseillère. C'est donc globalement une déception (surtout eu égard aux attentes).