Mais quelle mouche a piqué Guillermo del Toro pour nous pondre un Frankenstein aussi désespérément lisse et désincarné ? Mais pourquoi cette image de papier glacée synthétique dopée au CGI de bas étage ? Pourquoi ce récit affreusement cliché et incohérent (à quoi bon essayer de tuer une créature que l’on sait immortelle ?)... Pourquoi avoir cédé aux sirènes de notre époque en proposant un monstre tout en beauté doucereuse et en muscles longilignes ? Pourquoi étirer en longueur (ô combien !) une narration aussi simpliste et prévisible ? Pourquoi une fin aussi indécente tant elle dégouline de bon sentiments et de niaiserie ? J’en sais foutre rien mais, à coup sûr, et malgré l'inventivité plastique de certains décors, ce Frankenstein-là ne restera pas dans les annales, si ce n’est dans celle des plus grands nanars de l’année 2025.