Tour à tour captivant dans ses thèmes, puis désespérant dans sa production, ... Deux heures quarante passent ainsi pour proposer le riche dessein de l'esthète Del Toro, et ne finalement faire que survoler l'un des fleurons de la mythologie fantastique. Hélas, cette bordée là ne pèsera guère sur les puissants motifs de Shelley, dans la longue file des adaptations de son chef d'oeuvre, mais l'on peut reconnaître que le story-board contenait au moins quelques belles promesses visuelles...
Le saccage se fait une fois encore plus sournoisement, c'est le ficelage Netflixien habituel qui est exaspérant, au mpontage, à l'écriture, et que l'on sent à plein nez, toujours. L'alliage monstrueux réside plutôt là, selon moi. A l'inverse, là où le docteur Frankenstein parvenait à re-créer de la vie d'un monceau de déchets mortuaires, et à la sueur de multiples expériences contre-nature...l'ogre Netflix, contrefait lui, plus qu'il ne produit et n'obtient qu'une série d'objets funestes dans leur ensemble à partir de nos plus belles pièces, avec la complicité malade de grands maîtres, malheureusement. Quelle triste médeçine au chevet du cinéma...