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le 3 déc. 2025
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La comédie semble tout de même au creux de la vague. Ou est ce un biais ? Ce serait le spectateur qui serait usé, au creux de sa vieillesse. Après tout ce genre à depuis toujours charrié ses grosses...
La comédie semble tout de même au creux de la vague. Ou est ce un biais ? Ce serait le spectateur qui serait usé, au creux de sa vieillesse. Après tout ce genre à depuis toujours charrié ses grosses casseroles (les Charlots hier pour Kev Adams et Christian clavier aujourd'hui). Lui valant un dédain bien trop vite diagnostiqué comme atavique chez les snobes critiques, certes accrochées à leur Charlot et leur Lubitsh, mais sachant tout de même trouver quelques grâces à certains contemporains (parfois avec un temps de retard notons le: il conviendrait de bouder d'abord son plaisir, de ne pas prendre le risque de montrer hâtivement une faiblesse pour ces pitreries).
Il semble tout de même que depuis une dizaine d'années, l'irruption d'une comédie indiscutablement efficace réunissant public et critique (dans une certaine mesure....) relève de l'évènement (aux Bacri-Jaoui auront succédé les Tolenados, mais dans un registre comique moins frontal, celui de la comédie matinée de social). Pour hypothèse, le syphonage des talents comiques vers d'autres formats moins contraignant en terme de production et plus rémunérateurs sur la durée (séries sur plateformes, chaine propre ou stand-up). Il est clair que produire un long, c'est un chemin laborieux, chaque fois à reconduire.
On est donc gré à monsieur Eboué, un des quelques derniers bons élèves, de reconduire cet effort régulièrement. Pour cet opus, pour des raisons artistiques, l'élève renonce un peu au cinéma pour un dispositif plus léger, celui de la caméra témoin. On lui pardonne, cela se tient : on singe l'univers de l'iconique émission Striptease, la "tendresse" en filigrane pour ces personnages en moins. Car on retrouve l'écriture du bonhomme, qui derrière sa feinte bonhommie, joue avec les limites et dézingue les veules, les cons et les poseurs. Si le film ne fera malheureusement pas empreinte, pas de scène amenée à rentrer au répertoire, ce serait mentir d'écrire que sur la longueur on aura pas à fréquence assez régulière honnêtement ri. On saluera aussi le sujet original (pas un film photocopié: un effort a été fait. Pas un détail de nos jours). Pas de douleur aux cotes, mais les zygomatiques suffisamment éprouvés pour qu'au générique on quitte la salle dans de bonnes dispositions
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le 3 déc. 2025
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