Le naufrage du scénario financé par nos impôts !

  • Gérald le Conquérant ne représente pas seulement un échec cinématographique, il incarne une véritable honte pour la Normandie. En tant que Normand, il est douloureux de voir notre patrimoine et notre histoire ainsi galvaudés par ce qui s'avère être, sans conteste, le pire film réalisé par et avec Fabrice Éboué. Le contraste est d'autant plus brutal après la réussite de Barbaque, un film auquel j'ai participé en tant que figurant et qui bénéficiait d'une histoire solide. Ici, le constat est sans appel : il y a un problème majeur de scénario ; en réalité, il n'y en a aucun.
  • ​Le point le plus scandaleux de cette production réside dans son modèle économique, qui repose exclusivement sur la perfusion des fonds publics. Il est manifeste que sans les subventions massives du CNC, ce projet n'aurait jamais vu le jour. Aucun financier digne de ce nom, soucieux de la qualité d'une intrigue ou de la viabilité d'un investissement, n'aurait accepté d'injecter le moindre centime dans un tel vide artistique. C'est l'exemple type d'un film qui n'existe que par défaut, soutenu par un système déconnecté des réalités du public.
  • L'utilisation de l'argent du contribuable pour financer un projet que le secteur privé aurait rejeté d'emblée pose une question éthique majeure. Avec un budget estimé à environ 3 millions d'euros (dont une part importante de soutiens publics et régionaux), le résultat au box-office est catastrophique : le film a péniblement rassemblé environ 10 000 spectateurs en salles. Ce décalage abyssal entre l'argent investi et l'intérêt du public confirme que le guichet de subvention a primé sur le talent.

​En conclusion

  • Ce film est la preuve flagrante des dérives d'un système qui finance l'inexistant au détriment de la qualité. Gérald le Conquérant restera comme un gâchis de ressources et un manque de respect total pour les spectateurs et les contribuables. Il est regrettable de voir un artiste capable du meilleur s'égarer dans un projet si médiocre, qui n'aurait jamais dû franchir l'étape du financement sans une sérieuse réécriture.
DirtyVal
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le 4 avr. 2026

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