Ghost Rider
Retour dans le passé…
Suite à l’annonce d’un nouveau long-métrage ‘’Ghost Rider’’ intégré au MCU et porté par Ryan Gosling (Espérons que ce projet ne tombe pas dans les limbes de Disney comme ce fut le cas pour Blade). L’occasion me semblait toute trouvée pour me replonger dans sa toute première adaptation cinématographique. Honnêtement, je ne pourrai pas dire combien de fois je l’ai vu étant plus jeune. Il est clair que factuellement, on n’est pas devant une très grande adaptation de comics sur grand écran. Et pourtant, j’ai énormément de sympathie pour ce film. On pourrait même parler de plaisir coupable.
Son réalisateur, Mark Steven Johnson, est un metteur en scène qu’on pourrait qualifier d’existant. C’est à lui qu’on doit le moyen ‘’Daredevil’’ de 2003. Depuis, il a délaissé les grosses productions pour des comédies romantiques avec plus ou moins de succès. Pour résumer son travail ici, son talent semble limité en ce qui a trait aux scènes de dialogues et d’émotions, mais il faut lui reconnaître que côté séquences d’actions, il sait offrir du spectacle.
Ghost Rider premier du nom est sorti en 2007 et il est un digne représentant de l’époque pré-ère Disney-Marvel. À cette période, chaque gros studio tentait d’exploiter les licences Marvel qu’il possédait. Lionsgate avait le ‘’Punisher’’, la Fox ‘’Les 4 Fantastiques’’ et ‘’Daredevil’’, Universal ‘’Hulk’’ et Sony ‘’Ghost Rider’’. En d’autres mots, les années 2000 étaient un véritable ‘’Far West’’ pour les adaptations de comics. Ce Ghost Rider de Johnson est à mon sens l’un des meilleurs de cette ère.
Johnny Blaze (Nicolas Cage) est un cascadeur motocycliste qui, dans sa jeunesse, a vendu son âme à Méphisto (Peter Fonda). Sans le savoir, son pacte a fait de lui le ‘’Ghost Rider’’, le bras armé du diable. Un jour, le prince du mal réveille son arme pour s’opposer à son fils Blackheart (Wes Bentley) qui tente de le renverser.
Bon, on ne va pas se mentir, ‘’Ghost Rider’’ n’est en soi pas un grand film. Cependant, on ne peut pas lui enlever d’être un bon divertissement décomplexé. On sent Nicolas Cage complètement à fond en Johnny Blaze. Peter Fonda a une sacrée présence en diable. Sam Elliott contribue par son charisme à relever l’ensemble en narrateur/Carter Slade. Eva Mendes est assez charmante en Roxanne, la flamme de Blaze.
Non, le bât blesse provient de son récit peu inspirant hormis sa prémisse et ces dialogues manquant de profondeur. À contrario, quand le long-métrage se tait et laisse place aux séquences d’actions avec le Ghost Rider, ça devient vraiment divertissant à suivre. Je pense à la scène du gratte-ciel ou à celle du premier combat du Ghost Rider.
On est concrètement devant de la série B tout à fait convenable. C’est du spectacle ludique agréable et sans prise de tête. À mon humble avis, c’est à découvrir ou redécouvrir avant le futur nouveau film.
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