Six ans après Gigolo à tous prix, Rob Schneider revient pour une seconde aventure qui, comme la plupart des comédies américaines, se déroule cette fois-ci en Europe... Même constat que le précédent film, l'humour est gras et très porté sur le débilo-scato, les vannes sont faciles et les répliques écrites à la va-vite. En fait, cette séquelle ne fera vraiment rire que les ados qui se tuent aux ersatz d'American Pie depuis presque dix ans et/ou les fans de Rob Schneider. S'il y en a.
Car, incapable de porter le film sur ses maigres épaules, l'acteur américain va être à nouveau épaulé de quelques acteurs tout aussi ringards avec en premier lieu Eddie Griffin, lui aussi de retour pour incarner un mac pas drôle que tout le monde prend pour un gay (alors qu'il veut simplement à chaque fois chercher quelque chose dans un pantalon masculin).
Vous l'avez compris, Gigolo malgré lui ne propose rien de vraiment hilarant si ce n'est des passages incroyablement poussifs qui tournent vite en rond : Deuce continue de se taper des clientes improbables (une bossue, une femme avec des oreilles gigantesques, une autre avec un larynx artificiel, une bombe atomique souffrant de TOC exagérés...) et T.J. mange des frites tombées dans des toilettes avant de se faire attraper les boules par un chat. Ajoutons à cela les habitudes les plus extrêmes des Hollandais et vous aurez une comédie pas franchement désopilante que l'on regarde si on a vraiment rien de mieux à faire.