Glengarry
6.9
Glengarry

Film de James Foley (1992)

Des Acteurs en Or, une Réalisation en Bois !

  • Quand on m'a parlé de Glengarry Glen Ross, on m'avait promis un casting en or (Pacino, Lemmon, Spacey !) et des dialogues assassins. J'ai vu le film, et oui, j'ai eu tout ça. Mais honnêtement, mon enthousiasme n'a pas dépassé la barre du "correct". J'attribue un 6/10 à cette œuvre qui brille par la performance de ses acteurs, mais qui m'a laissé sur ma faim sur la forme. Le scénario, adapté d'une pièce de David Mamet, est chirurgical dans sa description du monde de la vente, mais la réalisation, elle, est restée coincée sur les planches.
  • ​J'ai été absolument captivé par l'univers de ces agents immobiliers à Chicago, menacés de licenciement s'ils ne parviennent pas à vendre les fameux terrains « Glengarry » et « Glen Ross ». C'est une plongée féroce dans le capitalisme sauvage,l'humiliation et la compétition toxique sont la seule monnaie d'échange. Les dialogues... Ah, les dialogues ! Ils sont percutants, crus, ciselés au scalpel. Des répliques comme l'iconique "Coffee is for closers" prononcée par Alec Baldwin (dans une scène ajoutée pour le film et qui est, pour moi, le meilleur moment) restent gravées dans l'esprit.
  • ​Le casting est un véritable festin. Voir Al Pacino, Jack Lemmon, Ed Harris, Alan Arkin, et un jeune Kevin Spacey se déchirer et se manipuler est un pur moment d'acteur. Jack Lemmon, en particulier dans le rôle du vieux vendeur Shelley Levene, incarnant à merveille la déchéance et le désespoir.
  • ​Pourtant, c'est là que le 6/10 se justifie. La mise en scène de James Foley m'a semblé fonctionnelle, mais un peu trop rigide et plate. Le film a du mal à se départir de son aspect « pièce filmée ». Les décors sont limités à l'agence et à un restaurant, et j'ai eu l'impression que le potentiel cinématographique du scénario n'a pas été pleinement exploité. Il manque un certain souffle, une dynamique visuelle qui aurait transformé ce drame puissant en une œuvre cinématographique inoubliable.

Conclusion

  • ​En fin de compte, je pense que Glengarry Glen Ross est essentiel pour son texte et son jeu d'acteur, offrant une critique cinglante du monde du travail. Mais en tant que film, je le trouve un peu trop austère et statique. C'est une excellente adaptation, mais pas forcément une réalisation exceptionnelle.
DirtyVal
6
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le 11 déc. 2025

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DirtyVal

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