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Un jour l’Histoire reconnaîtra que la Nouvelle Vague française n’était, à peu de choses près, qu’une vaste fumisterie, une énorme supercherie, le canulard du siècle, fomentée par une insignifiante...
Sublime et incarnée par des personnages merveilleux de subtilité et magnifiques d'humanité, Hiroshima mon amour est une expérience presque charnelle, brûlant d'une force et d'une intensité fascinantes. Avec un rythme haletant les sensations se succèdent, et l'amour et la folie, et la passion et la guerre se mêlent dans l'atmosphère volcanique de cette oeuvre si cruellement intime, où Resnais nous entraîne avec un toucher de maître à travers les sentiers entrelacés d'Eros et de Thanatos. Comment ne pas succomber à ce chef-d'oeuvre terrible, effroyable mais voluptueux, dans lequel se courtisent et s'unissent les mots, la mort, les lieux, l'amour, les cris et les corps?
Seul très discutable bémol à mes yeux, les accents théâtraux qui confèrent au film sa saveur sensuelle perdent parfois de leur délicatesse, mais c'est un détail.
Totalement inculte et étrangère au cinéma d'Alain Resnais, je manque sûrement d'objectivité, mais je m'avoue conquise tant cette entrée en matière m'est foudroyante, j'espère ne jamais cesser de m'incendier à son souvenir.
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Créée
le 26 mars 2020
Critique lue 210 fois
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le 26 nov. 2013
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