Hokum
6.6
Hokum

Film de Damian McCarthy (2025)

Deux ans après avoir livré Oddity, primé à Gérardmer, Damien McCarthy revient avec un nouveau cauchemar sensoriel qui prouve que le trope de la maison hantée peut encore se révéler efficace. Claustrophobes, soyez avertis car Hokum ne vous laissera pas indemnes.

Depuis quelques années le folk horror revient sur le devant de la scène, symptôme d’une société qui se tourne vers le passé pour interroger ou accepter les maux du présent. Que ce soit via des films grand public comme Midsommar ou via des films passés plus inaperçus comme Saloum, c’est une étude de l’humain qui est proposée.


Films après films, Damian McCarthy creuse son sillon et semble décider à prouver qu’il peut s’imposer sur la scène horrifique actuelle. Si l’auteur de ses lignes n’avait pas particulièrement accroché à Oddity, le marketing et l’ambiance poisseuse promises par la bande-annonce d’Hokum l’ont tout de suite séduit. Pari réussi ?

Le mystère de la chambre nuptiale

Particulièrement scruté depuis son acquisition par le studio Neon et les retours de son avant-première au SXSW, Hokum est dans le prolongement de la filmographie de Damian McCarthy, dont les précédents films, Caveat et Oddity, abordaient tous deux le folklore irlandais. Hokum s’ancre cette fois dans un hôtel reclus, où la rumeur court qu’une sorcière hanterait la suite nuptiale de l’établissement. À partir d’un postulat de départ en apparence simple, il tisse une toile anxiogène qui se referme sur son personnage principal, incarné par un Adam Scott en grande forme.


En ancrant son film dans un univers où le folk horror se mêle au film de détective, McCarthy crée une intrigue surprenante à l’ambiance poisseuse. Sa force principale réside dans sa manière de créer une zone de familiarité, qui va progressivement se dérober sous nos pieds. La facture classique est ici une manière de rendre son œuvre non seulement plus accessible et moins aride que les précédentes, mais également de proposer une horreur universelle.


S’il y a une critique à formuler, elle concerne le rythme du film, en particulier dans sa première partie. Si cette progression délibérée est essentielle à l’efficacité globale du film, il y a des moments où elle menace de s’éterniser un peu trop, mettant à l’épreuve la patience des spectateurs qui attendent peut-être avec impatience que l’horreur s’installe.


Suite de la critique de Florian à lire sur https://cineverse.fr/hokum-de-damian-mccarthy-avis-critique/

CineVerse
8
Écrit par

Créée

le 26 mars 2026

Modifiée

le 29 avr. 2026

Critique lue 133 fois

CineVerse

Écrit par

Critique lue 133 fois

2

D'autres avis sur Hokum

Hokum

Hokum

7

Shawn777

2758 critiques

Honeymoon suite

Avec son affiche française bien racoleuse, tellement que même un film de Conjuring-verse n'oserait pas se permettre, ce film réalisé par Damien McCarthy avait de quoi faire flipper mais pas vraiment...

le 18 avr. 2026

Hokum

Hokum

7

Mairrresse

425 critiques

Critique de Hokum par Maîrrresse

Je pense avoir vu l'intégralité de l'oeuvre encore peu étoffée de McCarthy, qui comprend trois longs-métrages et une dizaine de courts. Je considère son premier long "Caveat" comme un chef-d'oeuvre...

le 2 mai 2026

Hokum

Hokum

7

Eric-Jubilado

6839 critiques

« Foutaises » et merveilles !

Appeler son film « Foutaises ! » (ou « Balivernes » si on veut être poli) – ce que signifie « Hokum » en argot anglais – est un joli geste d’autodépréciation de la part de Damian McCarthy, auteur...

le 1 mai 2026

Du même critique

La Légende d'Ochi

La Légende d'Ochi

7

CineVerse

215 critiques

Ochi, Téléphone, Maison

Projeté au Festival du Film de Sundance en janvier dernier, que vaut La Légende d’Ochi, dernier né des studios A24 signé Isaiah Saxon ?Si Isaiah Saxon ne vous dit probablement rien, son travail s’est...

le 29 janv. 2025

Baise-en-ville

Baise-en-ville

7

CineVerse

215 critiques

Banlieue Rose

Trois ans après le Grand-Paris, Martin Jauvat nous montre dans son Baise-en-ville qu’il cache bien plus qu’une poignée de blagues et de couleurs.La force de Martin Jauvat, c’est celle du décalage...

le 10 janv. 2026

Les Enfants rouges

Les Enfants rouges

8

CineVerse

215 critiques

La Menace fantôme

Inspiré d’une histoire vraie, Les Enfants Rouges, le très réussi deuxième long métrage de Lotfi Achour, nous plonge dans l’âme chamboulée d’un adolescent, témoin survivant d’une attaque...

le 15 avr. 2025