Un romancier se retire dans une auberge perdue au fin fond de l’Irlande pour y disperser les cendres de ses parents. Sur place, une sorcière hante la suite nuptiale avant de venir hanter son esprit…
Premier long-métrage qui ne soit pas indépendant (et qui bénéficie d’une exploitation en salle dans l’hexagone), sur une filmo qui en compte désormais trois. Avec son film, Damian McCarthy peine à convaincre, malgré l’excellente prestation (ô combien détestable) d’Adam Scott, qui y incarne un écrivain parfaitement antipathique.
On se retrouve face à un mélange d’enquête policière, de maison hantée et de "folk horror" plutôt maladroit dans la forme (c’est l'encéphalogramme plat le plus total, si bien que le temps ressenti avoisine le double), donnant lieu à rien d’autre qu’un pétard mouillé.
C’est d’ailleurs assez regrettable car la scène d’ouverture
(dans le désert avec le conquistador est d’une efficacité redoutable),
mais dès que le film rentre dans le vif du sujet, on se retrouve avec des éléments narratifs et des symboles sur-explicatifs, le tout, à travers une mise en scène mollassonne qui nous entraîne inextricablement dans un sommeil profond (on évitera de s’attarder sur la photo bâclée,
avec la suite nuptiale complètement surexposée où l’on y voit comme en plein jour alors même qu’elle n’est censée être éclairée que par des sources de lumières faiblardes, ça n’a aucun sens).
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