Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais plus vu un western d'aussi bonne qualité, parfait à mes yeux.
Hostiles est une oeuvre de Scott Cooper qui réuni Wes Studi, Rosamund Pike, Christian Bale ou encore Timothée Chalamet (pour un très petit rôle) et qui résume parfaitement l'histoire de ce qu'a été l'Amérique mais de ce qu'elle est toujours.
Personnellement, j'aime déjà le côté très léché du film. La photographie est superbe et me rappelle notamment Terrence Malick ou L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford pour ne citer que ce film ou ce cinéaste.
Avec Hostiles nous sommes directement plongés dans l'action. Ici, nos personnages subissent à la fois la violence comme ils en sont les acteurs. Concrètement, ne nous attendons pas à voir des méchants Indiens contre des gentils blancs. Ca n'existe pas. Chaque personnage a commis des actions qui l'auraient mené à la potence si cela n'avait pas été leur métier.
C'est l'histoire de l'Amérique et de la manière dont elle est fondée. Elle a pris naissance dans la violence et grandit toujours dans la violence. Pourtant, les personnages principaux sont fatigués de tout cela. Et certains n'en peuvent véritablement plus.
Le film comprend différents degrés de lectures, tout d'abord propres aux personnages et plus généraux ensuite, allégories de cette Amérique justement.
Hostiles nous offre des séquences splendides comme celle d'introduction qui nous plonge directement dans le bain ou celle du Capitaine qui apaise l'Indien alors qu'il arrive sur ses terres ancestrales.
Ajoutez à cela une musique réussie de Max Richter et on obtient le western de ces vingt premières années avec celui que j'ai cité plus haut. Tout simplement.