J'aurais aimé à titre personnel que l'aspect polar soit plus poussé mais c'est un peu un prétexte pour permettre à Njigol de continuer à explorer la société africaine, cette fois-ci non plus sous l'angle de la comédie mais du drame psychologique. Et il faut saluer son excellente interprétation d'une figure d'autorité, flic comme paterfamilias arque bouté sur ses principes rigides, certes nobles à la base, mais qui finissent par aveuglement par lui aliéner tout le monde, alors que se délite aussi bien son pays que sa famille. La forme est aussi soignée, avec ce Yaoundé dont les lumières nocturnes évoquent Michael Mann. Je n'attendais pas Njigol réalisateur comme comédien sur ce registre et il nous surprend.