C'est après Pulp Fiction mon deuxième Tarantino, et j'au franchement adoré. Je pense faire une analyse assez linéaire de ce film le format chapitre par chapitre s'y prête bien.
Tout d'abord ce chapitre 1, qui est peut-être mon préféré, installe Hans Landa de manière tout à fait remarquable, la montée de la tension tout au long de la scène est vraiment bien faite, on passe vraiment du calme à la tempête. Le fait de n'avoir la confirmation que très tard que le Français cache des juifs chez lui nous donne un gain de tension au moment fatidique. Hans Landa est réellement terrifiant, et dégage un tel sadisme par son aspect enjoyé et joueur, accentué par l'emprise psychologique qu'il réussit à prendre face au Français. J'ai trouvé cette scène glaçante, et je pense que en grande partie grâce au personnage de Hans qui est d'ailleurs brillamment interprété, ainsi que le fait que la scène prend son temps, on découvre peu à peu la malice de Hans, ses compétences notamment en langue, et surtout son plaisir à terrorisé et dominer autrui.
Ensuite, il y a l'introduction des inglorious basterds qui est vraiment sympa, c'est assez dingue que ce film réussisse à mêler une ambiance aussi pesante avec un brin de légèreté venant des personnages comme Brad Pitt. Leur scène d'introduction est assez dynamique et agréable à suivre, on comprend assez vite la fonction et le fonctionnement de cette troupe d'élite.
Ensuite, arrive la suite de l'histoire de la juive rescapée, le rythme change radicalement, c'est moins dynamique, ce n'est pas mal de pouvoir se poser un peu après 2 chapitres aussi intenses, mais c'était quand même peut-être trop lents, avec dialogues qui ne sont franchement pas inoubliables, mais bon je n'ai pas trouvé ça trop dérangeant, et la lourdeur que ce chapitre est liée au ressentie que peut avoir la juive draguée par le héros allemand, donc cette lenteur reste intéressante et nous permet finalement d'être dans une posture similaire à celle de l'héroïne.
Peut-être que je me trompe sur l'ordre des chapitres, mais il me semble que c'est la scène du bar qui arrive ensuite. Et franchement quelle claque... Ce chapitre est avec le premier mon préféré, tout es absolument génial, la légèreté de prime abord et la tension sous-jacente de l'autre. Encore une fois, le gros élément de tension est caché dans la première partie du chapitre, dans le chapitre 1 c'était la présence de juifs sous le planché, et ici c'est l'apparition de derrière le mur de l'officier allemand.
Franchement, les dialogues non pas dans leur fond mais dans leur forme et leur interprétation sont dingues, j'ai personnellement vécu le même stress que les protagonistes, leurs boulettes sont légères mais pourtant impardonnables. Le côté tatillon de l'officier est vraiment terrifiant et tout cela mène à une mort de tous les sujets de la pièce.
De manière générale je trouve que la suite du film sera moins exceptionnelle, et c'est surtout Hans Landa qui de par son élégance et sa compétence reste terrifiant. Il est celui qui contrôle ce qu'il se passe, il est le suel à connaître la présence de ses ennemies mais ne le divulgue pas. Il sent que la guerre a tourné et cherche à changer de camp. Ce changement peut sembler inapproprié mais souligne surtout la monstruosité de cet homme, car on comprend bien que s'il est prêt à trahir le Furher, c'est parce qu'il n'est finalement pas si nazi, ce n'est pas parce qu'il adule Hitler et qu'il a obéi aux ordres qu'il est devenu le tueur de juifs, c'est bien parce qu'il est un psychopathe et que le nazisme lui a donné un bon prétexte pour assouvir ses pulsions meurtrières. Néanmoins, il finit tout de même été trahi et marqué avec une croix nazi sur son front, cette marque marque justement le devoir de ne pas oublier et ne pas banaliser les horreurs qui ont été faites.
De l'autre côté, l'attentat qui a lieu au cinéma fonctionne en grande partie, malgré la mort de tous ceux ayant opéré. J'ai trouvé que cette séquence était sympa mais pas aussi prenante que d'autres chapitres. Il y avait peut-être un peu de longueur ou en tout cas je n'ai pas été complètement emballé par la fin du film, mais il en reste que j'ai passé un grand moment de cinéma.