Jusqu'où Costner ira-t'il pour pouvoir manger ?
Nous vivons au 21ème siècle, les Indiens (ou natifs-américains) ont abandonné les Etats-Unis pour le Canada, où personne ne vient les emmerder, ou alors ils sont restés et ont été confinés dans des presque-bidonvilles, et ne sont dédommagés que par de maigres pensions, leur permettant de se saouler et ainsi oublier leurs origines pour ne plus faire partie que du passé. En somme ils ont arrêté depuis longtemps d'enterrer leurs morts aux endroits où l'on prévoyait de construire nos maisons, mais visiblement, John Travis, le scénariste, a complètement oublié cet aspect, qui nous renvoie à l'époque de Simetierre, durant laquelle ce genre d'histoire fonctionnait encore (à noter que l'histoire est adaptée d'une nouvelle de John Connolly, issue du recueil Nocturnes, paru en 2004). Malheureusement le film n'a rien de comparable à Simetierre, la sépulture Indienne ne servant que de base à un vague mix d'Amytiville et Venom.
Kevin Costner, c'est le type qui jouait dans Danse avec les loups, du coup pas question de lui demander de tourner dans un film sanglant ou qui fait chier dans son froc, et c'est bien là tout le drame. Pas de gore, mais pas non plus de frissons, l'ambiance sonore englobant le tout d'une aura ne laissant aucune place à la surprise, chaque moment « d'angoisse » étant systématiquement accompagné d'une montée crescendo de percussions et autres effets sonores entendus des millions de fois auparavant, ayant visiblement été placés là afin que les octogénaires ne soient pas pris au dépourvu.
Bref, Instinct de survie est insipide, nous ressortant à peu près tous les clichés du genre, et bien que l'on aime Costner, cette nouvelle production ne fait que confirmer l'état actuel de sa carrière, oscillant entre le premier rôle dans du médiocre ou des seconds rôles dans du correct (The Company Men).
Samantha Mathis semble elle aussi bien loin de l'heure de gloire qu'elle connut avec Pump Up The Volume et Broken Arrow, tous deux avec Christian Slater, qui quant à lui a atteint un degré de nullité qui ne lui permet même pas d'être dans une production de ce niveau.
Des acteurs de talent, c'est à peu près tout ce qu'il reste à cette oeuvre, qui, dans un soucis de débilité, nous offre un final aberrant, oscillant entre Alien et Horreur dans la ville, imaginez...
Pour conclure, à moins d'être un fan inconditionnel de Costner, il sera dur de trouver un quelconque intérêt dans cette pellicule, hormis si vous n'êtes absolument pas familier du genre épouvante pour mamies.
Mention spéciale, mais bien maigre, pour ce pauvre Kevin Costner, qui fait tout ce qu'il peut pour donner un peu de crédibilité à son personnage, mais qui tout comme nous, aurait probablement aimé ne jamais avoir entendu parler de cette pellicule.
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