Je dois dire d’abord que l’essentiel de la note ira au côté contemplatif (et soporifique) de l’ensemble : c’est en effet vaporeux et poétique mais aussi superbement photographié. Cela se passe surtout dans la forêt ou dans une grotte aux peintures rupestres, savamment éclairée de lumière tamisée. Même la Dame de la forêt irradie sa lumière et vous invite (d'ailleurs) au sommeil !
En outre, la lenteur de ses presque deux heures (qui en paraissent six) s’avère également très idéale pour piquer du nez devant l’écran, quel que soit l’écran, petit ou grand, Irati vous fera pioncer tôt ou tard ! tenter non pas de s’immerger mais d’émerger de ce malstrom du folklore païen constitue un défi sans cesse renouvelé !
Mais à part ça, cet éloge du pagnanisme oublié (volontiers écolo bien sûr, les druides respectaient et connaissaient la nature depuis belle lurette) est tout à fait charmant. Dommage que la fille -la sorcière- ait une sale gueule, ils auraient pu faire un effort quand même. Et non, je parle pas de la vieille bique, ni de la chèvre (du moins, ça y ressemble).
Une occasion plutôt manquée finalement et c’est peu de le dire, malgré une réalisation soignée. C’est le problème du cinéma européen, il faut toujours que ça se regarde le nombril pour plaire à tous les Télérama locaux !