Le film n'a rien d'exceptionnel et je ne peux blâmer les mauvaises critiques sur cela.
Des dialogues rasoirs, de la complexité inexistante des personnages ou encore un esthétisme des plus fades, il faut bien avouer que Iris et les hommes n'est pas une proposition cinématographique nous donnant envie de crier sur tous les toits "OUI JE L'AI VU !!"
Il n'empêche qu'il apporte une dose bonne humeur non négligeable.
Le jeu de Laure Calmy est juste parfait dans ce rôle de quarantenaire mariée en plein doute relationnel, il en est presque autant de Vincent Elbaz au personnage creux et d'abord désintéressé, mais qui verra sa flamme revenir dans un dernier élan de tentations pour sa femme.
Et si le film ne s'extrait pas des conventions par son analyse classique du rapport entre l'âge et le corps, ni par sa représentation du couple parisien pseudo-bourgeois, il est bien d'admettre que le voyage de l'émancipation charnelle d'Iris et les quelques touches de folie dans la réalisation (notamment cette scène musicale sortie de nulle part, parfait compromis entre les chorégraphies de rue de La la land et une pub moisie de la MAAF se prônant unificatrice) en font une œuvre plutôt singulière.
Découverte sexuelle, voyage initiatique, scènes érotiques, pluralité des chairs,... là où les États-Unis ont Poor Things, nous avons Iris et les hommes et il ne faut franchement pas avoir honte.