Le dernier film de Noah Baumbach n’atteint pas l’excellence. Jay Kelly se présente comme une réflexion sur le cinéma et le métier d’acteur — promesse séduisante, mais que le réalisateur ne parvient guère à tenir. À ce titre, les deux heures quinze du métrage paraissent interminables.
Pourtant, tout n’est pas à rejeter : quelques instants heureusement beaux sauvent l’ensemble. Et surtout, le film peut se targuer d’avoir deux comédiens d’exception. George Clooney irradie — cela faisait bien longtemps que je ne l’avais vu aussi investi dans un projet. Quant à Adam Sandler, c’est un véritable Stradivarius — un acteur capable de toucher profondément.
Deux talents immenses ne suffisent peut-être pas à sauver le film, mais leur présence donne à voir, malgré tout, une forme de grâce.