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bobof
Jim Queen se veut une anomalie dans le paysage cinématographique actuel. Sauf que les auteurs n'ont manifestement pas le niveau pour un long-métrage de cinéma. Pourtant, les retours sont souvent...
le 23 juin 2026
Jim Queen, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer le jour où il contracte "l’Hétérose", une IST qui transforme tous les gays en… hétérosexuels. Avec l’aide de Lucien, l’un de ses followers (si ce n’est le dernier), ils vont partir en quête d’un remède et ainsi, empêcher l’extinction de l’homosexualité.
Le studio BobbyPills, à qui l’on doit plusieurs séries d’animation irrévérencieuses et trashs telles que "Vermin", "Peepoodo and the Super Fuck Friends" ou encore "Monsieur Flap" (un homme avec une tête de cul), produisent cette hilarante comédie queer & burlesque, doublée d’une satire qui critique ouvertement (et gentiment), aussi bien l'hétéronormativité (avec son modèle de vie standardisé) que l’homonormativité (le culte du corps).
« J'ai un pote qui l'a chopé (l’Hétérose), maintenant il croit que ses cockrings, c'est des ronds de serviettes. »
Le film nous entraîne dans l’univers méconnu des gays (les "bears", les "cuirs", les "twinks", les "chemsexeurs", les "fetishs", les "kiffeurs", les "loutres", …). Le scénario est résolument drôle
(lorsque les homosexuels atteints de "l’Hétérose" se transforment en hétérosexuels, avec pour effets secondaires : le manspreading ou la monogamie),
mais il aborde aussi des thèmes sérieux comme l'acceptation de soi.
« Même le patron de la Fistinière n'arrive même plus à s'insérer ne serait-ce qu'un suppo. »
C’est rythmé et truffé d’allusions sexuelles (sans jamais être vulgaire), Marco N'Guyen & Nicolas Athané nous livrent une comédie sociétale truffée de références et de scènes mémorables
(la "Chloroqueer" du Dr Ragoult en clin d’oeil à la "Chloroquine " du Pr Raoult, le labyrinthe du Louvre (un lieu de "cruising" avec ces paires de fesses qui sortent des fourrés), le karaoké chez les bears, la Gaystapo qui traque les hétéropositifs (le plug anal lacrymo) ou encore l'appartement de "chemsex").
Le film donne lieu à une quête initiatique et un road movie dans un Paris interlope, riche en surprises (et en découvertes) avec ses personnages haut en couleur
(Pavel et sa bouche en forme de prolapsus, Glamydia la drag-queen, Michel le kiffeur (le renifleur de sneakers), sans oublier l’apparition christique de la prostate ! !!).
Jim Queen (2026) est une véritable bouffée d’air frais, c’est d’une rare précision, l’humour et le rythme sont maintenu sans le moindre temps mort, c’est à la fois tendre et graveleux, les réalisateurs ont parfaitement su doser sans jamais virer vers l’irrévérencieux
(aussi bien du côté des homos (où toutes les communautés sont représentées) que des hétéros qui y sont dépeints comme des beaufs footeux).
⦿ http://bit.ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter.com/B_Renger ⦿
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Créée
le 19 juin 2026
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