SPOILER
Les enfants trouveront sans nul doute leur compte mais politiquement, le film prend pour héroïne une petite activiste qui va emmener la situation dans une voie qui me parait logique pour ensuite l'obliger à la corriger (donc la modérer) avant de la faire définitivement rentrer dans le rang en nous faisant croire que le dialogue et la compréhension sauveront le monde et que le méchant riche il comprendra que c'est mieux d'être gentil et écolo.
Tout ça en portant la veste de sa grand-mère dont on nous fait subtilement comprendre qu'elle a pas dû enfiler des perles dans les années 70.
Il y a 10 ans, j'aurais sûrement dit ok et j'aurais souscrit. Mais j'ai bientôt 36 ans, je vis dans le monde atroce de 2026. Et je sais que c'est faux, profondément naïf et le message prémaché d'un mogul du divertissement qui veut surtout que rien ne change, que chacun reste à sa place et que les sous rentrent.
Soit l'inverse de la philosophie initiale de Pixar, mais qui malheureusement a perdu le combat idéologique sain que le studio menait jusque là.
Donc finalement, cette héroïne c'est le Pixar d'aujourd'hui, dans le rang, compétent mais dévitalisé qui porte juste le treillis de son passé glorieux et révolutionnaire.
Un film triste pour ce fan absolu que j'étais, déjà échaudé par les toussotements des dernières années.
Avec les quelques réserves que j'ai dessus, "Zootopie 2" me semble un film bien plus courageux dans son sous-texte politique. A savoir que le capitalisme aura beau se donner les apparats de l'allié, il restera un prédateur carnassier.
Véritable paradoxe que ce soit Disney et non Pixar à la barre d'un tel message ce qui rend d'autant plus mystérieux que "Zootopie 2" existe tel quel.
Ce qui enfonce "Jumpers" et sa propension à se raconter des histoires à dormir debout, utopiques et béates et à les transmettre à nos enfants.