La rencontre entre John, un jeune homme timide au quotidien morne et June, une jeune femme pleine de vie et d’audace…
Sortie dans l’indifférence totale (un comble pour celui qui a connu les sommets du box office) sur une chaîne du câble (Cine+ OCS), le dernier film de Luc Besson a été réalisé avant son précédent film (Dogman - 2023), à Los Angeles pendant la pandémie de Covid-19 (sans autorisation et avec une équipe réduite de 12 personnes), avec un budget extrêmement réduit, filmé à 99% à l’aide de smartphones et interprétés par des acteurs inconnus du grand public.
Première constatation, on se félicite que celui-ci n’excède pas les 90min tant c’est catastrophique. On ne retrouve aucunement la "patte" de Luc Besson (si tant est qu'il en ait une). C’est bien simple, du début à la fin, le film s’avère particulièrement malaisant et terriblement gênant pour ses interprètes
(la scène de la piscine où John apprend à nager dans les bras de June, au secours…).
C’est tellement fleur bleue, cucul et sirupeux de bons sentiments que ça finit rapidement par en devenir nauséeux. On croirait voir un exécrable téléfilm de Noël pour ménagère. Y a rien qui va et ce, malgré la présence lumineuse Matilda Price, on ne peut s’empêcher d’y voir un énième ersatz de personnage féminin made in Besson (le cliché sur patte de la "manic pixie dream girl", héroïne fantaisiste, délurée, voir fantasque, face au personnage masculin introverti, solitaire et dépressif).
Imaginez Bonnie et Clyde (1967) ou True Romance (1993) dans une bluette à l’eau de rose, dont le scénario semble avoir été torché sur un coin de table. C’est tellement kitsch et bourré de clichés que l’on comprend aisément qu’aucun distributeur n’ait voulu se donner la peine de le distribuer en salle.
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