Dans un futur lointain, une équipe composée d’humains, clones et cyborgs explore un empire souterrain et tombe sur une embuscade de cyborgs rebelles…
9 ans après Junk Head (2017), qui avait été distribué au cinéma cinq ans après sa sortie au Japon, Takahide Hori est de retour avec une suite (ou plutôt, un préquel). Alors que son premier film avait été une vraie grosse claque visuellement parlant, passé l’effet de surprise (il n’y en a plus, on sait pertinemment ce que l’on vient voir), il faut bien l’admettre, l’engouement n’y est plus.
Oubliez les figurines confectionnées en argile et animées tout seul (image par image) pendant 7 longues années, cette fois-ci, le réalisateur s’est contenté d’animer principalement ses figurines grâce à l’animation 3D, lui permettant de réduire les efforts et les coûts.
Côté scénario, c’est la douche froide, j’y suis resté totalement hermétique. J’ai trouvé l’ensemble décousu, confus et bêtement bordélique (un récit unique mais trois points de vue différents). Certains protagonistes tirent leur épingle du jeu, ainsi que certains décors qui s’avèrent superbes, mais dans l’ensemble, je n’ai pas du tout réussi à adhérer à ce trop-plein de cyberpunk alors même que le premier film m’avait enthousiasmé (sans nul doute l’effet de surprise encore une fois).
Trop c’est trop, entre le trop grand nombre de protagonistes, d’idées qui partent dans tous les sens, de fondus au noir (quelle plaie) et le récit qui se fragmentent en cours de route, on frôle l’écoeurement. L’univers créatif de son auteur foisonne, les fans apprécieront, mais pour ma part, je préfère garder en mémoire le précédent opus qui était pour moi un véritable tour de force aussi bien technique que visuel.
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