Adaptation du roman au même titre, "L'Équipage", de Joseph Kessel. Une histoire forte et poignante qui mêle fraternité et sentiments.
En l'année mille neuf cent dix-huit, Jean Herbillon (Jean-Pierre Aumont) est un jeune aviateur optimiste, ravi d'intégrer la trente-septième escadrille aérienne en tant qu'observateur pour aider la France et les alliés au-dessus du champ de bataille. Avant de partir en mission, ce dernier s'est lié d'amour avec la ravissante Denise (Annabella). Mais lorsque le nouvel arrivant apprend que son binôme des airs et ami proche Maury (Charles Vanel) est le mari de "Denise", de son vrai nom Hélène, le malaise grandit aussi sûrement que les liens s'effilent.
Une histoire touchante et poignante qui arrive parfaitement à retranscrire la délicatesse et le danger d'un triangle amoureux. Je me répète tout le temps, mais des bons dialogues donnent d'office une qualité certaine au métrage. Ici l'auteur du roman original Joseph Kessel et le réalisateur Anatole Litvak ont, de par leurs écritures communes, su faire rayonner les personnages en leur donnant une grande richesse intérieure et une profondeur d'âme qui nous, spectateurs, nous lient à eux.
Les scènes de vols sont superbement mises en scène, cela donne de l'action et permet de bien rythmer le film qui se sauve de la langueur sentimentale. Les festifs passages de camaraderie entre les membres de la trente-septième escadrille égayent notre humeur et ajoutent de la joie dans un récit qui évoque, sans détour, la tragédie de la Première Guerre mondiale.
Les musiques composées par Arthur Honegger et Jean Wiéner augmentent et complètent le haut degré d'émotion dégagé par ce long-métrage que je ne suis pas prêt d'oublier.