5
le 17 mars 2026
SuivreLe soleil et le vide
L’Étranger de François Ozon cherche en vain les mots d’Albert Camus, qui ne cessent de se dérober sous le flux marin d’un ballet en perpétuel mouvement, baigné d’une lumière si belle venant caresser...
Le cinématographe du réalisateur s'articule autour de deux formes : l'esthétique d'une part et la narration d'autre part. Les émulations de vanité et de maladresse figurent en Meursault. Ni Voisin ni Ozon n'ont réussi une quelconque caractérisation, cette entreprise bascule de main. Ainsi le dialogue m'apparaît délégué d'État. Malheur, quel pathétisme ! Le pauvre est déjà mis en difficulté et le voilà « esclave de la diégèse ». Mis en difficulté, oui. On adapte Camus, qui, abusant de l'austérité dans ses dialogues. On voit cette dimension mal se refléter au cinéma. Il exige un non-jeu des acteurs, surtout Voisin ; là on parlerait d'un exercice ad memoriam de la pudeur du style de Camus. J'aurais aimé une adaptation de Bresson, lui se réjouissait des éléments de nécessité que j'ai précisés.
Créée
le 29 oct. 2025
Critique lue 74 fois
5
le 17 mars 2026
SuivreL’Étranger de François Ozon cherche en vain les mots d’Albert Camus, qui ne cessent de se dérober sous le flux marin d’un ballet en perpétuel mouvement, baigné d’une lumière si belle venant caresser...
7
le 17 oct. 2025
SuivreC'est un truisme que d'affirmer qu'adapter Camus est plus difficile que de puiser dans Simenon, au hasard. C'est qu'il n'est pas question de trahir l'esprit de l'auteur de L'Étranger, tout en...
7
le 29 oct. 2025
SuivreLa mer s’ouvre comme un silence ancien, et sur ce silence s’installe un regard qui n’explique rien mais qui sait tout. La lumière se fend, lente et tranchante, creuse la peau des visages et laisse...
10
le 16 nov. 2025
SuivreJe maîtrise mal les interprétations métaphoriques et philosophiques des textes. J'y vois un rêve brut, une expérience dans sa grammaire stylistique, accommodée d'une narration nerveuse. Le coincer...
8
le 8 nov. 2025
SuivreLes femmes dans la Grèce moderne sont au cœur des arts. Je ne reviendrai pas sur l'origine du livre ni sur la vie de l'auteur. De fait, mon intérêt se porte davantage sur l'objet, le dit et le dire...
9
le 12 oct. 2025
SuivreLes fans de Godard vont détester. Godard aurait détesté mais jmen blc.Nan mais très sincèrement quel plaisir ! Quel plaisir de voir Godard, Cocteau, Truffaut, Bresson et des refs à Ingmar Bergman...