Je n'ai absolument aucun souvenir du livre. Mais je l'ai bien aimé visiblement, (note de 8/10). Ce film, j'avais oublié que c'était de Ozon, mais pendant le film j'ai ressenti un côté Ozon, des petits ajouts, enrichissements de l'intrigue par le bonhomme.
Le récit se suit bien, les personnages sont intéressants. Ce qui fonctionne bien c'est le côté nonchalant, déconnecté du personnage, il est là parce qu'il le faut, par convention sociale, et la caméra met autant de distance que lui. C'est face au prêtre que le personnage se réveille, s'affirme, montre qu'il n'est pas si passif que cela et ça remet même en question le tir, ses motivations. C'est assez fort. Et je parlais de la Ozon Touch, c'est certainement cette attirance homosexuelle latente par rapport à l'arabe, lorsque le héros observe ses esselles. C'est pas grand chose, mais ça ajoute tellement.
La mise en scène est plutôt sympa. Après avoir mimé les films des années 80, Ozon s'attaque cette fois aus année 50 ; ça reste très contemporain, comme quand il imitait les années 80, mais il en retire un rythme de montage, une photographie, un contraste de noir et blanc qui lui viennent très certainement de l'époque dépeinte. C'est très agréable un film en noir et blanc où le contraste est aussi affirmé. Les acteurs sont bons et beaux, comme (presque) toujours chez Ozon.
L'on pourra reprocher quelques longueurs et quelques plans en trop notamment au début, mais le tout reste assez plaisant à suivre.
Bref, chouette petit film.