La filmographie de Allen est riche de plusieurs oeuvres qui brassent et ressasent assez souvent les mêmes thèmes tiré le plus clair du temps des angoisses et obsessions de son auteur.Je reprocherais toujours le côté loterie de cette filmographie qui donne le sentiment de s'attaquer à un bon cinéaste qui à malheureusement tendance à empiler frénétiquement les films faiblards 1 fois sur 2. On parle d'ailleurs à chaque nouveau film de la cuvée Allenienne de l'année qui peut tour a tour réserver de très bons crus (Match Point,Whatever Works) ou d'horrible piquettes (To Rome with love,Minuit a Paris). Irrationnal Man comme bien d'autre de ses films se situe entre les deux,ni mauvais ni excellent le film est plutôt alléchant sur le papier (casting+histoire)mais ne tient qu'à moitié ses promesses une fois le générique de fin atteint. Ici le théâtre de la tragicomédie qui s'annonce prend place sur la côte-Est des USA ou Abe Lucas (Joaquin Phoenix ventripotent) un prof de philo quarantenaire,alcoolo et désabusé viens enseigner dans une nouvelle université en traînant la patte avant de très vite faire la rencontre de Jill Pollard (Emma Thompson) une jeune étudiante de sa classe à l'air ingénue qui va tranquillement mais surement tomber sous le charme de son prof (rohlolo la salope cliché) et accesoirement lui servir de Xanax ... On saurait gré a Woody Allen de ne pas nous livré une énième variation carte postale truffé de bon mots version tarte au pommes à l'heure du thé et d'offrir enfin une certaine structure de fond accrocheuse à son conte bourgeois grâce à la voix off des 2 protagonistes qui renforce le côté miroir de la relation ou se reflète leurs propres intérêts.Évidemment chacun semble agir en suivant le fameux proverbe "fuis moi je te suis,suis moi je te fuis",sinon ce serait pas drôle.La bonne idée pour donner un coup de fouet a la mécanique trop bien huilée qu'ont lui connaît ces derniers temps,est d'amener dans la deuxième parti du film une certaine intrigue dramatique cocasse tournant autour d'un meurtre assez idiot exécuté trop tranquillement avec un ravissement qu'on sais temporaire et qui va bousculer le trop bel alignement des planète dont semble jouir le fameux homme irrationnel du titre.Surprend alors une action sans doute involontaire venant d'un cinéaste dont je peine à imaginer une grosse remise en question,le parallèle  drolatique entre la trop bonne préparation du meurtre faussement parfait qui rattrape le personnage et la fausse bonne préparation habituelle d'un réalisateur trop sur de sa petite formule qui rattrape le radar à facilité du spectateur.Pas un excellent film mais opère enfin une vrai idée de bascule dramatique ou les 2 faces d'une même pièce s'affronte dans un duel piquant digéré par un sympathique double récit.

N_B
6
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le 20 oct. 2015

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N_B

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