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Arborant une affiche qui met plutôt en confiance (suscitant le rêve qu’on espérait), the Neptune factor est, disons le d’office, une gentille arnaque. Une arnaque, parce que le voyage ne commencera qu’après une quarantaine de minutes, et qu’une fois commencé, on se rend immédiatement compte que le postulat du film se contentera surtout de filmer une maquette de sous marin en plastique au milieu de gros poissons colorés, sans autre enjeux technique un peu supérieur… (le début et son séisme sous marin étaient clairement le gros effet spécial du film). Mais gentille, parce que malgré le manque d’audace, le voyage est là, et le spectateur a envie de s’émerveiller de toute cette faune gigantesque qu’on se demande comment ils arrivent à manger à leur faim tous les jours… En misant sur la simple idée reçue « plus on descend, plus c’est gros », le film réussit à gentiment retenir l’attention du spectateur, qui regarde alors d’un œil distrait les merveilles qui apparaissent derrière les larges hublots du submersibles. Des stock shots à la chaîne, mais le côté tout simplement joli de l’aventure et un certain kitsch permet de suivre le film jusqu’à son dénouement, pour peu que la perspective paisible d’un voyage sans histoire vous enchante. Probable ancêtre de l’autiste La vie aquatique, un peu décevant sans être honteux (les incrustations sont bien faites, et quelques jolis plans valent le détour), The Neptune Factor délivre simplement la marchandise, sans ambitions et en jouant un peu sur la montre, mais pour peu qu’on soit conquis d’avance, une jolie descente dans les récifs par 2000 mètres de fond par un soleil radieux. A noter la présence de Ben Gazarra, qui ressemble beaucoup à Jean Dujardin dans l'habit du commandant Blake...
Voracinéphile
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le 12 févr. 2014

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Voracinéphile

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