Une équipe de braqueurs chevronnés prépare un gros coups. Un braquage brutal, rapide, net et sans bavure… du moins, sur le papier.
Pour son second long-métrage, Frederik Louis Hviid et son scénariste se sont inspirés d’un fait divers bien connu au Danemark et pour cause, il s’agit à ce jour du plus gros braquage qu’ait connu le pays (et qui a fortement marqué la population). En août 2008, une équipe surentrainée et surarmée s’attaquait à une société de transport de fonds en s’emparant de 70M DKK (l’équivalent de 9M €). Pour parfaire leur braquage, ils avaient placé sur la route 11 camions en feu ainsi que des "chausse-trapes" (des clous) sur les routes pour semer la police. Ce braquage intervenait seulement 4 mois après celui du dépôt Loomis et dont les braqueurs s’étaient emparés de 62M DKK.
L'Ultime braquage (2025) nous immisce au coeur du plus grand braquage de l’Histoire du pays et d’entrée de jeu, le film impressionne avec cette scène d’ouverture (d’une durée de 5min) intégralement filmée en plan séquence depuis l’intérieur d’un fourgon blindé. Cependant, il faut néanmoins reconnaître qu’en dehors de cette scène, le film va mettre énormément de temps à se mettre en place
(on n'échappe pas aux étapes classiques du film de braquage, avec le recrutement des protagonistes, la planification et les préparatifs, ce qui explique aisément sa durée excessive).
En effet, il faudra attendre la toute dernière demi-heure (le fameux braquage) pour que l’on sorte de notre sommeil et que l’on ressente enfin cette tension qui se faisait tant désirée.
Malgré cela, il faut saluer l’excellente distribution, dont le tandem incarné par l’acteur danois Gustav Dyekjaer Giese et l’acteur franco-algérien Reda Kateb. Si vous espériez un polar bien vénère, passez votre chemin.
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