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Arrivederci Lino
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le 30 déc. 2016
Si un film ne peut rendre un César qu’il n’a pas obtenu, on peut dire que celui-ci sait rendre à ceux auxquels il doit son intérêt les hommages qu’il lui doit.
Je m’explique. Une fois que s’arrête la dernière image, par quoi débute le générique de fin (raconter le début d’un générique de fin, ne me dites pas que c’est « divulgâcher »)? Je recopie :
« Concerto pour violon et orchestre
Violon Solo
Ivry Gitlis
Orchestre symphonique dirigé par
Vladimir Cosma
Cascades Automobiles
Rémy Julienne (…)
bagarres réglées par
Claude Carliez… »
Bref le gratin de l’époque, chacun dans sa partie.
Et ce sont eux, pas les dialogues de Dabadie ou la réalisation de Pinoteau trop bien rodés pour ne pas être aujourd’hui quelque peu érodés, qui donnent au film une montée en tension qui ne peut pas ne pas me rappeler un film que même les moins de vingt ans peuvent connaître, à savoir L’Homme Qui En Savait Trop et son coup de cymbale.
Pour le reste Lino est l’homme, Lino est l’homme de la situation : Bastien-bien-droit. Et ici avec lui, on s’attend toutes les sept minutes à ce que sept malabars lui tombent dessus et qu’il les contre- tabasse en moins de sept secondes.
Lino et Léa, c’est toute une histoire. Léa M. Léa aime Léo et Léo aime Léa mais pas comme Léa aime Léo et il est trop loyal vis-à-vis de Jean pour lui faire ça avec Léa.
Bref ça a toute l’efficacité pour moi, et toutes les limites aussi du cinéma de Pinoteau avec Léo écrit par Dabadie, sans parler de quelques détails anti "efféminés" (un serveur, deux travelos et trois mots de Poiret) qu'on peut trouver un peu...masculinistes.
À noter, chez Lino, avec ses filles dans la cuisine, un futur spécialiste de la pièce (aux deux sens du mot), huit ans et Dépendances plus tard : Jean-Pierre Bacri au crâne moins dégarni.
Créée
le 10 mars 2026
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