• Honnêtement, ce troisième volet, c’est vraiment la suite de trop. On sent que le film arrive quelques années trop tard et que la magie n’opère plus du tout comme avant. Le gros problème, le truc qui casse tout, c’est que comme ils ne sont plus à l’armée, le film perd tout son intérêt. Ce qui était génial dans les deux premiers, c’était de voir ces trois gars paumés en uniformes au milieu de la guerre. Là, en civils dans la quincaillerie de Chaudard, on tombe dans une comédie de boulevard super classique et un peu datée. On n'est plus du tout dans le même délire.
  • ​Le scénario est super lent, ça tourne en rond dans des arrière-boutiques et le casting n'aide pas vraiment. Gérard Jugnot est vraiment pas terrible là-dedans ; on sent qu'il n'a pas encore trouvé son style et son personnage est plus lourd qu'autre chose. C'est pareil pour la femme de Chaudard, elle est plus agaçante que touchante. Au lieu de créer de la complicité, elle passe son temps à râler et ça rend les scènes de famille assez pénibles. Même le Commandant Gilles ne sert pas à grand-chose dans cet épisode, il subit l'histoire sans rien apporter de concret.
  • ​Heureusement qu'il y a André Pousse pour sauver les meubles. C’est clairement le point fort du film. Il a une présence incroyable en méchant et sa réplique culte : « La prochaine fois, c'est une balle dans le cigare ! », c'est du génie. C’est le seul moment où on retrouve un peu le punch des débuts.
  • ​Mais alors, le plus frustrant, c'est la fin. On se tape 1h20 de scènes un peu molles, et au moment où l’aventure commence enfin quand ils montent dans le bateau pour l’Angleterre et que ça devient vraiment excitant que le film s’arrête d’un coup. C'est super décevant. Tu as l’impression d’avoir regardé une longue introduction pour un film qui ne commence jamais.

​En conclusion

  • Ça se laisse regarder un dimanche soir par nostalgie pour le trio d'origine et pour André Pousse, mais ça s'arrête là. 4/10, pas plus.
DirtyVal
4
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les films vus ou revus en 2026

Créée

le 26 déc. 2025

Critique lue 41 fois

DirtyVal

Écrit par

Critique lue 41 fois

3

D'autres avis sur La 7ème Compagnie au clair de lune

La 7ème Compagnie au clair de lune

La 7ème Compagnie au clair de lune

6

Play-It-Again-Seb

1154 critiques

Les boulets font de la résistance

Des trois opus, c’est celui dont on se souvient le moins. Il contient beaucoup moins de scènes cultes et il ne fait clairement pas partie de la culture populaire. De toute évidence, au-delà de sa...

le 9 sept. 2021

La 7ème Compagnie au clair de lune

La 7ème Compagnie au clair de lune

6

pierrick_D_

2694 critiques

Critique de La 7ème Compagnie au clair de lune par pierrick_D_

1942.Le sergent-chef Chaudard,démobilisé,a rejoint sa femme et sa quincaillerie située en zone occupée.Il est toujours le même imbécile heureux et vit sa vie tranquillou sans même se rendre compte...

le 11 août 2024

La 7ème Compagnie au clair de lune

La 7ème Compagnie au clair de lune

6

Boubakar

6760 critiques

En route vers la résistance

Deux ans après leur fuite en train, les trois soldats de la 7eme compagnie se retrouvent et à la suite d'évènements, vont se retrouver dans la résistance, alors que la milice est à leurs...

le 16 déc. 2022

Du même critique

Stranger Things

Stranger Things

6

DirtyVal

1150 critiques

De l'âge d'or au naufrage, la fin d'un mythe sans courage.

J'attribue finalement un 6/10. Cette note reflète l'excellence de ses débuts, que j'ai adorés, et la difficulté qu'elle a eue à maintenir cette qualité au fil des années. C'est une série culte, mais...

le 1 janv. 2026

A House of Dynamite

A House of Dynamite

1

DirtyVal

1150 critiques

Un Gâchis Dégoupillé : Le thriller sans fin qui tourne en rond et nous prend pour des idiots.

A House of Dynamite, malgré les attentes placées dans sa réalisatrice Kathryn Bigelow, est un échec retentissant. Sous l'emballage d'un thriller urgent sur la crise nucléaire, ce film est une œuvre...

le 26 oct. 2025

Hurlevent

Hurlevent

3

DirtyVal

1150 critiques

Une lande de papier glacé où la peur s'est éteinte !

​Il y a des œuvres dont la rugosité constitue l'ADN même. En s’attaquant au chef-d’œuvre d'Emily Brontë, Emerald Fennell promettait une relecture audacieuse. Pourtant, le constat est sans appel :...

le 13 févr. 2026