Deuxième film de Philippe Clair, c'est aussi le premier que je vois ; il faut dire que toute son œuvre est très difficilement accessible. D'où le fait que je ne vois que La grande java qu'aujourd'hui.
Les Charlots vont dans un petit village du Vaucluse pour retrouver le maire qui, auparavant, leur avait piqué la caisse en tant qu'entraineur de leur équipe de rugby.
Il faut dire que l'histoire est vraiment prétexte pour aligner des gags, dont certains sont payants, comme ceux qui impliquent l'entrainement des aspirants rugbymen que sont les cinq personnages principaux, dont on a du mal à croire qu'avec leur carrure, ils seraient crédibles. Mais il faut dire que Francis Blanche, qui joue le maire magouilleur, en fait des mégatonnes, jusqu'à faire une imitation d'Hitler assez gênante. De plus, il faut dire que ça n'est pas bien filmé, et que si Philippe Clair lui-même joue le curé du village, il en fait lui aussi des caisses avec son accent pied-noir prononcé.
Je suis un grand fan des Charlots, dont j'ai revu des tas de fois leurs films depuis l'enfance, en particulier Le grand bazar et Les fous du stade, mais on dirait qu'ici, leurs gags sont en quelque sorte bridés par ce que Clair voulait imposer. Ce dont les acteurs se plaindront malgré le carton du film, et ils trouveront en un certain Claude Reims, ou Claude Zidi, un allié de poids pour leur futur cinématographique. Là, ça sonne plus comme un galop d'essai pas toujours concluant, mais dont reconnait déjà leurs gags physiques.