La loi du colt est un petit western, dont la faible durée implique qu'il fut destiné à un double programme. Et si dans mon souvenir il manquait de mordant, j'ai préféré mon deuxième visionnage, malgré les défauts manifestes.
L'histoire est celle d'Al Jennings, un personnage réel pour le moins sulfureux, qui fut braqueur de banque et de trains entre autres, mais aussi avocat, et consultant pour le cinéma, car lorsque Hollywood s'est mis à faire des westerns il s'est dit qu'il était forcément un expert sur la qestion des braquages, vu qu'il en avait conduit plus d'un.
A mettre au crédit du film, des dialogues pas trop mal envoyés, notamment ceux entre Gale Storm et Dan Duryea. Celui-ci joue un personnage plus sympathique que d'habitude, bien qu'outlaw, et s'amuse franchement. Au crédit également du film ce premier "braquage" très original, et le rythme mené tambour battant pour tout faire rentrer un même pas 1h30.
Avec tout ça, on était parti pour une très bonne série B, sauf que : le peu de scènes d'action du film ne sont ni très bien écrites, ni très bien réalisées. La fois, par exemple, où les frères Jennings se sauvent au nez et à la barbe du marshall, on n'y croit pas tellement, à moins d'imaginer le marshall particulièrement idiot, ce qu'il n'a pas l'air d'être.
A cause de cela, La loi du colt reste un western très mineur ; mais demeure un film fort sympathique.