D'abord un concept, La piel que habito se regarde comme une expérience malaisante, puisque une grande partie de l'interdit y passe avec une forme d'indifférence.
Le regard froid de Banderas se mêle à un quotidien nébuleux, le corps magnifique de l'actrice principale est un leurre qui déstabilise, et même si j'ai eu le sentiment que le script tombait parfois dans une légère facilité explicative, globalement c'est beaucoup trop particulier pour détourner le regard et ressentir de la lassitude.
Comme c'est uniquement mon deuxième film du mec, je peux pas indiquer foncièrement avoir le sentiment de le connaitre un peu, surtout que Volver n'a absolument rien à voir, mais il y a du style, de la maitrise, et parfois une facilité d'exécution étonnante.
Alors c'est pas la folie non plus hein, un peu trop froid pour moi, j'ai eu le sentiment que ça se regarde faire également, et si je dois résumer le sujet comme un idiot "C'est le père, de la fille violée, d'une mère brulée, mais aussi frère caché du violeur de la captive, qui elle même...", ça va vite sonner comme de la connerie superposée.
Bref c'est bien passé.