Il y a des films pour lesquels on n'est pas prêt.
Comment imaginer qu'un film de Dario Argento, porté par une musique d'Ennio Morricone, soit en fait un nanar?
Pourtant, la musique du générique était sublime, cela promettait déjà un bon moment, sauf qu'elle est sous-exploitée.
C'est l'histoire d'un bébé abandonné dans la rivière, son couffin dérive. Chance pour lui, il est adopté par les rats, qui sont de sympathiques bestioles prêts à ce genre d'adoption, c'est bien connu. Alors il devient un rat humain.
Et si vous avez l'impression de relire le synopsis de Batman - le défi de Tim Burton, c'est parce que... c'est carrément ça!
On dirait que Dario Argento a essayé de faire du Tim Burton! J'en veux pour preuve la machine à attraper les rats, qui semble sortie de l'univers déjanté de Burton.
Sauf que ça ne fonctionne pas. Argento veut frapper fort, sans doute, et marquer les esprits par ses scènes d'exécution. Il l'a déjà fait. Plusieurs fois. Mais ici, il se plante. C'est trop grotesque pour déclencher autre chose que le rire.
A noter : s'il existe tellement de parodies d'horreur, c'est peut-être parce que le gore est le genre le plus facile à parodier, car il repose, comme la parodie, sur un effet d'exagération constante.
Alors, ce film est sa propre parodie. Même si ça ne semblait pas être le projet. Pas entièrement.
Ne parlons pas des acteurs, pour ne pas fâcher.
La scène du lustre.
Le fantôme.
Rien ne va.
Sauf la musique, parfois. Quand revient ce très beau thème.
A certains indices, j'ai l'impression que Dario Argento a essayé, réellement essayé, de faire une comédie. Le fantôme de l'opéra, sans doute, se voulait un film drôle.
J'espère, en tout cas.
Ben... C'était pas tellement drôle.