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Le rire, pas l’aventure.
Juste un rire… strangulé.
D’abord une idée audacieuse,
puis un vide intersidéral.
Dans Le Grand Déplacement, réalisé par Jean‑Pascal Zadi,
on te vend une odyssée africaine.
Mais ce n’est pas une épopée.
C’est un huis clos.
Chacun dans sa planète.
Chacun dans son comique.
L’espace est vaste.
Mais le film reste minuscule.
On te promet satire.
On te sert… caricatures.
Pas de souffle cosmique.
Pas de vision partagée.
Un équipage issu du continent…
mais chaque tête est isolée.
Reda Kateb est là — mais sous-exploité.
Lous and the Yakuza explose —
de style, pas de propos.
Fary, Camara, Judor :
figures sur une carte postale mal cadrée.
Le scénario décolle ? Non.
Il flotte. Il tourne.
Il s’épuise.
Le rythme est faux-col-monté :
ni humour puissant,
ni critique poignante.
On croit qu’un conflit culturel va naître.
Il survient à peine.
On attend. Trop longtemps.
Vous avez dit « comédie » ?
Un mot trop grand pour ce souffle étriqué.
Tu ris. Un peu.
Tu souris. Presque.
Mais le vide est là.
Tu es en orbite…
mais sans gravité.
Tout flotte — sans poids. Sans sens.
Zadi voulait bousculer les codes SF occidentaux.
Il les détourne.
Maladroitement.
Le film parle de décolonisation.
D’exil climatique. Oui.
Mais c’est creux.
C’est la phrase, pas la chair.
Le verbe, pas l’incarnation.
L’esthétique ? Médicale.
Décor spatial simple. Costumes sobres.
Beaux, mais froids.
Les dialogues fusent.
Mais restent au sol. Sans altitude.
La prosodie visuelle s’effondre.
La satire sociale s’effiloche.
L’idée de départ était pure :
une mission pour sauver l’Afrique.
Alors pourquoi ça échappe ?
Parce que le cœur du film manque.
La cohésion tombe
avant même le décollage.
Les personnages ne se frottent pas.
Ils se survolent.
Et toi…
tu regardes un drone sans pilote.
C’est un film conscient,
mais pantin.
Un OVNI sans gravité.
Une mission sans équipage.
Tu sors perplexe :
tu voulais l’épopée.
Tu as… le sketch.
Note : huit sur vingt.
Pour ceux qui souhaitent rire…
ou pleurer.
Mais qui repartent avec rien.