Le grand tournoi est une sorte de Bloodsport léthargique pendant lequel on s'ennuie ferme.
La première partie du film passe du coq à l'âne: présentation du personnage interprété par ce bon JCVD incarnant un clown (non vraiment, avec le maquillage et tout) au grand cœur s'occupant d'orphelins des rues qui prend la fuite face à des gangsters puis la police (tout compte fait on s'en tape des orphelins), se retrouve sur un bateau pirate avant d'être délivré par Roger Moore - qui à l'air tout le long fu film de se demander ce qu'il fait là- qui l'emmène sur l'île Muay Thay (sérieusement, c'est le vrai nom de l'île que les scénaristes ont choisis). On est déjà à un niveau narratif qui dépasse l'entendement.
Sur cette île on se dit que le film va peut-être devenir un peu plus consistant. Il n'en est rien!
Dans les films de baston, l'entraînement du héros fait toujours son petit effet. Ce sera également survolé et sans intérêt. C'était juste le temps de rencontrer deux personnages-fonction dont on se contrefoutera jusqu'au bout.
Par la suite JCVD va participer à un grand tournoi avec des combattants plus stéréotypés les uns que les autres -mais bon, c'est un peu un leitmotiv du genre- pour le prix d'un dragon en or massif refourgé par des moines boudhistes tibétains (qu'est-ce que quoi? ) de chez wish.
Ah, la passion immodérée des moines bouddhistes pour l'ultraviolence est proverbiale, c'est un fait bien établi!
On se dit qu'enfin le film va débuter.
En général on essaye de commencer un film , surtout de ce genre, à partir du moment où ça devient intéressant. Là, on a du se taper une pseudo histoire sans interet, torchée à la va-comme-je te-pousse en guise de préambule.
Le gros souci de ce grand tournoi, c'est que les bastons sont, elles aussi, expédiées sans beaucoup de talent: les combats sont sur-découpés, mal filmés, les chorégraphies presque toutes mollassones, et les enjeux dramatiques sont d'une faiblesse inexcusable.
Bref le grand tournoi est un échec et ça me peine un peu pour ce brave JCVD qui n'épargne pourtant pas ses efforts.