VU EN SALLE
On devrait entrer dans un salle de cinéma sans rien savoir du film, juste se laisser porter. Mon envie de voir le joueur de Go m'est venu en voyant l'affiche. Une envie de voir un long métrage avec des samouraïs m'a pris. Le jeu de Go, je n'y connais rien, ce n'est pas du tout cet élément qui m'a fait me précipité au cinéma.
Le cinéma japonais avec des samouraïs me fascine. Malheureusement, j'en ai guère vu dans une salle.
Des les premières minutes, j'étais acquis à la cause. Le long métrage est en scope, le réalisateur sait s'en servir. Le film prend son temps pour raconter son histoire. Et quel histoire !!! Le scénario est extrêmement bien écrit. Le récit ressemble presque à du thriller. Mais je ne vais rien dire du scénario, laissez vous porter comme je me suis laissé porter.
Les décors et les costumes sont fabuleux. Le réalisateur n'a pas besoin de mille plans pour raconter son histoire, les cadrages sont simple, toujours efficaces. Ce long métrage se déroule sur plusieurs saisons. Ce qui donne une certaine ampleurs à l'œuvre et une certaine poésie. Le village avec les cerisiers en fleurs, c'est de toute beauté.
Parfois, il y a du silence dans le joueur de Go, ça fait du bien. Parfois, il y a de jolies mélodies qui nous parvient à nos oreilles.
Les deux heures dix du film passe comme une lettre à la poste.
Le film se termine sur une pointe d'émotions tout en retenu. Ce qui rend ce long métrage, tout à fait gracieux.