Fidèle au niveau de ses précédentes réalisations, Claude Zidi Jr. tire, avec Le Jour J, une nouvelle balle perdue dans le corps de la comédie populaire française – corps déjà meurtri par la quantité de productions médiocres sinon mauvaises qui sortent à la chaîne. Tout en voulant dialoguer avec un pan du cinéma familial des années 70, La Septième compagnie (Robert Lamoureux) en tête, il intègre des anachronismes volontaires sans disposer pourtant ni d’une compréhension de la réussite des films référencés ni d’un discours sur notre époque ainsi rapprochée de la Seconde Guerre mondiale : l’Occupation prend des airs de confinement, la libération se charge d’un propos axé sur l’héroïsme algérien et l’indépendance de cette ancienne colonie française, tout cela sans raison et surtout sans aucune maîtrise comique. Chaque situation mise en place échoue à susciter rire ou amusement, la faute à une réalisation approximative et à une direction d’acteurs inexistante, les deux comédiens principaux s’engageant dans des numéros incohérents que percutent les seconds rôles, pires encore ! Didier Bourdon trouve là l’un de ses pires personnages et déconcerte par son incapacité à ne serait-ce qu’imiter l’accent allemand, d’autant qu’il pouvait compter sur ses prétendues origines germaniques révélées dans un autre chef-d’œuvre, Cocorico (2024), casque à pointe à l’appui… Une nullité.