Un des rédacteurs d'un journal à scandales doit faire face à l'imminence de l'accouchement de sa femme, gérer le bouclage, étudier la proposition d'embauche dans un quotidien prestigieux et enquêter sur l'incarcération de deux étudiants noirs, accusés à tort du meurtre de deux politiciens, le tout en 24 heures.
Anciens journalistes, David Koepp et son frère Stephen ont sans doute apporté leurs expériences du terrain dans cette comédie qui va à toute vitesse, avec des personnages bien campés (je pense à Robert Duvall en rédacteur en chef qui doit lutter en même temps contre la maladie), même si on peut se dire que tout ça fait beaucoup pour 24 heures. Car on retrouve aussi Marisa Tomei, qui joue l'épouse enceinte de Michael Keaton, Glenn Close qui gère les finances du journal et qui veut tout raboter pour faire des économies, ainsi que l'élément dit comique joué par Randy Quaid.
Le tout filmé avec énergie par Ron Howard, dont la frénésie et les mouvements de caméra rappellent un peu les dialogues de Aaron Sorkin, car le rythme est intense, du moins jusqu'à la première heure. Car ensuite, ça se gâte un peu avec le côté humaniste du réalisateur qui ressort, où tout finit bien, mais je retiendrais les deux tiers d'un film que je trouve par moments distrayant, amusant, informatif sur les coulisses d'un bouclage où la rédaction ressemble à une ruche humaine, avant Internet, et ça donne au final quelque chose de très sympa.