🎬 LE MAGE DU KREMLIN - Olivier Assayas | ⭐ 3,5/10
"𝘙𝘶𝘴𝘴𝘪𝘦, 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴 1990. 𝘝𝘢𝘥𝘪𝘮 𝘉𝘢𝘳𝘢𝘯𝘰𝘷, 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘪𝘤𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘨𝘦́𝘯𝘪𝘦, 𝘥𝘦𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘭’𝘰𝘮𝘣𝘳𝘦 𝘥𝘶 𝘧𝘶𝘵𝘶𝘳 𝘝𝘭𝘢𝘥𝘪𝘮𝘪𝘳 𝘗𝘰𝘶𝘵𝘪𝘯𝘦 𝘦𝘵 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘤𝘪𝘱𝘦 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘧𝘢𝘣𝘳𝘪𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳 𝘦𝘯 𝘙𝘶𝘴𝘴𝘪𝘦. 𝘋𝘦𝘴 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘵𝘢𝘳𝘥, 𝘳𝘦𝘵𝘪𝘳𝘦́ 𝘥𝘶 𝘫𝘦𝘶, 𝘪𝘭 𝘭𝘪𝘷𝘳𝘦 𝘶𝘯 𝘳𝘦́𝘤𝘪𝘵 𝘵𝘳𝘰𝘶𝘣𝘭𝘦 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘮𝘢𝘯𝘪𝘱𝘶𝘭𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘶𝘭𝘪𝘴𝘴𝘦𝘴 𝘥𝘶 𝘒𝘳𝘦𝘮𝘭𝘪𝘯."
Le film commence. Une voix off installe le récit, je suis surpris par la façon dont celle-ci sonne faux. Une première scène dialoguée me fait également tiquer tant rien ne semble naturel. Puis je me rends compte que les mouvements des lèvres ne correspondent pas à ce que les personnages disent et je comprends enfin que j'ai en fait réservé une séance en VF. Ça commence donc très mal...
Le reste de la séance se transforme en une épreuve d’endurance de 2h35. L’ennui s’installe rapidement, au point de devoir lutter à plusieurs reprises, en vain, pour ne pas m'endormir. Le récit s’enlise dans des dialogues interminables, trop explicatifs et peu inspirés. Le personnage qui donne son nom au film est d’une fadeur confondante, totalement dépourvu de mystère ou de tension dramatique.
Le choix d’une construction en flashbacks, déclenchés par une conversation dans le présent, n’arrange rien. Procédé usé jusqu’à la corde, il accentue encore l’impression d’un film daté, sans audace formelle. Certes très documenté sur 30 ans d'Histoire de la Russie, le film dresse un portrait de Poutine bien lisse, sans aspérités, figé par le poids du mythe. Comme fasciné ou intimidé par son sujet, le film passe complètement à côté de ce qu’il aurait pu explorer : la complexité, les zones d’ombre, la violence sous-jacente du personnage.
On est à des années-lumière de The Apprentice, qui parvenait à raconter l’ascension de Donald Trump avec un véritable point de vue, beaucoup de caractère et une vraie tension dramatique.
Le film plaira à ceux qui aiment en apprendre plus sur l'Histoire. Pour ma part, ce n'est absolument pas ce que je recherche dans le cinéma.
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