Autre court métrage de Letourneur et c'est un changement de style total par rapport à la vie au Ranch ou à Roc & Canyon, ça ressemble beaucoup plus aux coquillettes, du moins dans la narration (ce dernier retrouvait peut-être un mini côté naturaliste dans le côté bande de filles (ou de pauvres meufs pour employer les termes de Letourneur)), coquillettes qui mettait justement en scène la présentation du marin masqué à un festival... que le monde est petit...
C'est toujours aussi frais, toujours aussi simple... ce n'est pas parce qu'elle change de style visuel qu'elle se renie totalement, au contraire. On a un court métrage qui arrive malgré son noir et blanc assez esthétisé à parler tout simplement de la vie... de cette fille qui revient sur les lieux de son enfance et rencontre un amour de jeunesse... sauf que le temps s'est écoulé depuis et ça c'est magnifique, c'est un peu le drame de toutes les vies... une sorte de constance universelle.
Et c'est traité tout simplement...
J'aime beaucoup le personnage de Letourneur, vulgaire, m'enfoutiste au possible, égoïste, mais franchement attachante. On retrouve déjà ses interventions impertinentes dans le récit, comme c'est le cas dans les coquillettes. Genre sa copine raconte sa vie et elle la coupe pour dire qu'elle a pris je ne sais quel médoc et qu'elle plane... passionnant...
C'est le genre de court métrage qui ne paye pas de mine, qui existe et qui est parce qu'il est universel sans en faire de trop !