Le Petit Prince
6.8
Le Petit Prince

Long-métrage d'animation de Mark Osborne (2015)

Un film cynique et odieux !!! Un coup de fusil à pompe dans ta gueule !!!

Bonjour à tous,


Aujourd' hui, je m' en vais faire la critique de cette daube infâme qu' est ce dessin animé de merde !!!!!! Attendez. Je prends mes anxiolitiques. VOILA !!! Bon. Où en étais-je ? Ah oui !!!! Hollywood, je te hais !!!! Pas très efficace ces médocs..... Tant pis....


Plombé par un scénario qui ringardise et émiette l’œuvre de Saint-Exupéry, ce blockbuster à la française, présenté à Cannes hors compétition, est un échec rutilant.!!!!! Je t' emmerde !!!


Dans la série des best-sellers mondiaux réputés inadaptables, "Le Petit prince" a sa place depuis des lustres. Et ce n’est pas ce film, produit avec faste par une jeune firme française (On Entertainment), qui va l’en extirper.


D’abord parce que "Le Petit prince" (le film) se contente de tourner autour du "Petit prince" (le livre), plutôt que de s’en saisir à bras le corps. On retrouve certes le renard, la rose, la petite planète ou le petit prince, mais dans le désordre, mâchouillés, éparpillés dans une morne histoire de petite fille moderne coachée par sa mère célibataire, brouet narratif censé donner un corps de cinéma à la capricieuse matière de Saint-Exupéry.


A l’arrivée, on ne distingue rien d’autre qu’une ébauche filandreuse, un tas de plans avec des grumeaux de poésie dedans, des voix de people, des échos mortifères à terrifier les enfants et des slogans de philo qui feraient rougir de honte Jean Jacques Rousseau.....


Plus sérieusement. Déguiser le cynisme sous des airs innocents n'est jamais qu'une preuve supplémentaire de cynisme. Peut-être appréhendais-je un peu, au vu de la bande-annonce, la relecture infantilisante d'un roman qui ne l'est jamais ; au pire, redoutais-je une adaptation superficielle... Mais traîtresse ?! En aucun cas je n'aurais cru devoir ainsi, à plusieurs reprises, baisser les yeux en pleine séance tant je serais gêné de ce que je verrais à l'écran, tant je me sentirais trahir Saint-Exupéry par ma seule présence dans la salle. Je ne saurais trouver de mots appropriés pour dire à quel point j'ai trouvé cela mauvais : artificiel, épais, inintelligent, même laid et pour tout dire détestable. Comment ça peut être détestable, un film d'animation pour enfants qui dégouline de bon sentiment ? Ça a l'air tout inoffensif comme cela.


En fait non : sous couvert d'airs inoffensifs, ce truc accapare sans amour, sans soin, le plus cyniquement du monde, comme simple argument commercial, l'un des plus fabuleux chefs-d'œuvre jamais jaillis de la main d'un poète, pour en démolir la poésie et en trahir jusqu'à la moelle toute la subtilité et tout le sens. Pour commencer par où il convient : ça n'est en aucun cas une adaptation du Petit Prince. Au mieux c'en est, comme je disais, une accaparation. Les scènes directement tirées du roman, dans le joli style d'animation papier que les premières images promettaient, tiennent tout au plus vingt petites minutes du film, incomplètes et expédiées - la presque heure et demi restante étant dévolue à l'énième histoire sans intérêt d'une énième petite fille aventureuse rencontrant un énième vieillard facétieux, banalité censée retranscrire dans une parodie de monde moderne les enjeux du roman de Saint-Exupéry. Et alors l'on tombe dans tout ce que l'animation pour enfants peut avoir de plus navrant. Une phrase dans le film m'a particulièrement hérissé : c'est quand le vieil aviateur, juché du haut de sa maison, dit que de toute façon, cette histoire, « personne n'y comprend rien ». Je me suis abstenu parce que par principe je ne parle pas à voix haute dans une salle de cinéma, mais quelle envie j'ai eu de beugler : « personne, et pour commencer surtout pas toi !! » Non, mais sérieusement : la seule chose que les mecs à la direction de ce film aient retenu du roman, c'est qu'il faut "garder son âme d'enfant" - et gna-gna-gna ! Que la fin voulue par l'auteur, en revanche, ait pu consister à laisser mourir l'enfant tout en chérissant son souvenir, cela, semble-t-il, dépasse les scénaristes ou bien leur a déplu, au point qu'ils aient tout bonnement convenu de s'asseoir dessus, se permettant de réviser l'un des plus beaux, des plus tristes dénouements jamais écrits pour verser à la place dans le happy end manichéen, conventionnel et sirupeux.


Ceci étant, le peu qu'ils ont compris sur l'âme d'enfant, contents qu'ils sont d'avoir compris quelque chose, vous pouvez être certains qu'ils vont vous le répéter, vous le tartiner, vous le surligner et vous l'encadrer au gros néon clignotant, ad nauseam. Pas une once de subtilité. Or l'âme d'enfant, chez Saint-Exupéry, ce n'est pas l'espèce de joie de surface creuse qui s'étale tout du long de ce film... ce n'est même pas la joie du tout, d'ailleurs ; c'est quelque chose d'essentiellement mélancolique - et il faut vraiment être un adulte ayant complètement oublié son enfance pour se figurer l'enfance comme un état de joie permanente, alors qu'au contraire c'est l'âge où l'on est le plus puissamment saisi par l'étrangeté des choses, puisque c'est celui où toutes les choses sont nouvelles. Bref, l'âme d'enfant chez Saint-Exupéry, ce n'est pas faire n'importe quoi en riant d'un rire forcé - d'ailleurs le Petit Prince rit peu, et se fâche quand on rit sans raison - espérant qu'à force d'entendre rire, le public va finir par rire lui aussi et trouver "merveilleux" le monceau de clichés qu'on lui sert. L'âme d'enfant chez Saint-Exupéry, c'est le regard poétique.


La capacité à contempler la beauté des choses - y compris la beauté insensée, absurde (mais la beauté néanmoins !) des grandes personnes, plongées qu'elles sont dans leur sérieux. Ici aucune trace de beauté : les grandes personnes sont des caricatures grotesques, des monomaniaques, de vulgaires méchants que le film, aux confins de l'exagération, va jusqu'à représenter comme de grands dégingandés blafards et pervers, assommant les enfants pour leur faire explicitement rentrer dans le crâne que la poésie et la lecture, c'est inutile et mauvais.


Mais vous les avez vus où, dans la vraie vie, les adultes qui trouvent que la littérature c'est le summum de la subversion et qui refusent que leur enfant ouvre autre chose qu'un bouquin de mathématiques ?! La puissance du roman de Saint-Exupéry, c'est d'interpeller la part "trop adulte" de l'adulte réel qui le lit ; pas de peindre des aberrations qui n'existent nulle part. Ce n'est tout de même pas possible, un an après que Takahata ait sorti son Conte de la princesse Kaguya, ou Tomm Moore son Chant de la mer - deux films magnifiques, prenant l'un comme l'autre tant au sérieux l'intelligence et la délicatesse des enfants - de voir encore ce prototype de film d'animation débilitant qui se permet d'attendre sur la bienveillance peu regardante du public "parce que c'est fait pour les enfants" ! À plus forte raison quand on adapte l'écrivain qui, plus qu'aucun autre, a mis dans des mots adressés à des enfants des hautes pensées et des chagrins d'adulte ! Les enfants ne sont pas des débiles ! On ne le dira apparemment jamais assez. Ils n'ont pas besoin qu'on repeigne les mères de famille en maniaques hystériques, les professeurs en croquemorts ou les hommes d'affaire en gangsters pour comprendre qu'être trop sérieux c'est perdre quelque chose d'important. Ils n'ont pas besoin qu'on surligne de façon si forcenée et invraisemblable les contrastes entre le vieux monsieur gentil parce-qu'il-est-resté-un-grand-enfant et les autres adultes qui sont un troupeau de goules.


Ils n'ont pas besoin qu'on les abreuve des stéréotypes mille fois remâchés qui vont leur être servis toute leur vie. Si encore il y avait quoi que ce soit à sauver du reste... L'animation en papier est jolie, oui. Et encore, uniquement sur les scènes de désert ou celles à la campagne avec les roses et le renard - ce qui doit représenter, en tout et pour tout, dix minutes de film agréables à regarder. Dans l'espace c'est bâclé, mal accommodé dans le choix des couleurs, avec parfois l'intrusion d'un doré sans texture saturé de lumière blanche, passablement laid. Puis à quoi bon s'étendre sur les scènes papier ?


La quasi-totalité du film consiste en ce truc d'animation numérique lambda sans inspiration, sans âme, mal écrit... Ça peut en voler le titre et quelques images, mais ça n'est pas Le Petit Prince : c'est un film stupide, sur une gamine traversant des aventures n'ayant aucun rapport avec la vie, juste là pour faire de l'action estampillée « joli », estampillée « rêve » ; et à cette fin ils ont jugé bon de piller Saint-Exupéry pour servir de faire-valoir. C'est mauvais, juste tellement mauvais. Le pire étant que ça se pare d'apparences oniriques et bienfaisantes, alors qu'au fond c'est totalement cynique et formaté. Je me fais peu d'illusions, mais je souhaite de tout cœur que ce truc se vautre lamentablement en salles, pour qu'on ne le laisse pas mettre en boîte de conserve, dans l'imaginaire des enfants d'aujourd'hui, le roman sublime qu'est Le Petit Prince !


Le Petit Prince est mon livre préféré, je le connais par coeur d'un bout à l'autre, c'est un monument de la poésie de la littérature. Et c'est ainsi que vous traitez ce chef-d'oeuvre ?!? Ceux qui ont fait ce film n'ont rien compris au message du petit Prince. D'après ce film être un enfant se résume à faire des bêtises et à se cacher après les avoir faites. Et ceux qui ont cesser d'être des enfants sont ceux qui ont grandis et sont allés à l'école (au passage, super message pour un film qui s'adresse en particulier aux enfants).


Dans ce film, l'aviateur est le seul adulte à avoir gardé son âme d'enfant, alors que fait-il en pleine banlieue américaine, symbole même du conformisme des adultes (selon ce film). Au passage qu'est-ce qu'il fait en Amérique, je sais bien que ce film est produit par des américains mais l'aviateur est français, cela ne viendrait pas à l'esprit de faire un film tiré des raisins de la colère en pleine Lozère !!! Enfin si le soucis de l'adaptation ne se situait que dans la localisation de l'histoire, nous serions sauvés.... Pour quantifié le film 5% tirés du livre, 80 % autre, 15% "je crache sur le bouquin". Ils ont osé nous raconté la suite du Petit Prince, après avoir rapidement name droppé la rose, le serpent (mention spéciale à Guillaume Gallienne qui est excellent en serpent malgré ses deux phrases dans tout le film), le buisnessman, le roi et le vaniteux, quid de l'alcoolique, de l'allumeur de réverbère et du cartographe. Ceci est par ailleurs une preuve de l'incompréhension totale du livre par ceux ayant fait ce film, en effet sans trop entrer dans les détails, le Petit Prince dénonce les travers des adultes à travers ces six personnages qui sont la personnification de certains défauts.


Mais ici, un adulte ne s'intéresse d'après eux qu'à ce qui est essentiel, donc ces trois personnages ne servent à rien, autant les virer hein, c'est pas comme s'ils étaient importants !! Revenons en à la suite du Petit Prince, (au passage, pour ceux n'ayant pas vu le film, ALERTE SPOILERS, mais croyez moi, n'y aller pas), Spoiler : Au delà de cette adaptation catastrophique qui a dû se faire retourner Saint Exupéry dans sa tombe plus d'une fois. On passe au film en lui-même J'ai vu le film en 2D donc je ne peux pas parler de la 3D, même si je ne vois pas vraiment en quoi ce film est fait pour de la 3D. Les voix sont vraiment inégales, Gallienne et Lafitte sont excellents, Lindon est très bon, Dussolier et Cotillard sont passables, Foresti est pas très bonne, le petite fille est correcte mais ce qui m'a choqué c'est le Petit Prince qui à la voix d'un enfant de 4 ans quand il est jeune et celle d'un adolescent pré-pubère quand il est vieux (je n'arrive pas à croire que je viens d'écrire que le Petit Prince est vieux, on en est là.....).


Le Stop motion, ne me dérange pas en lui même et quand c'est bien intégré dans un film c'est même très sympa (cf. Lou ! Journal Infime) mais là, ça ne sert à rien. Seule lueur, la musique que je trouve très sympa, notamment la chanson principalement qui colle à l'esprit du Petit Prince, bizarrement même. Bref tout ça pour vous déconseiller d'aller voir cette catastrophe qui n'empreinte que de très rare rapport au livre, juste assez pour justifier son titre. Cela m'attriste un peu car, au delà de la qualité exécrable de ce film, il va falloir attendre longtemps avant d'avoir un vraie adaptation de ce chef d'oeuvre. Je continue donc à pleurer l'échec du projet d'adaptation par Orson Wells pour Disney.


"Le Petit prince" ressemble à un croisement génétique raté, un conglomérat d’intentions sans doute louables, happé dans l’enfer de la création. C’est d’abord un archétype de scénario souffreteux, avec une introduction prenant tant de temps et de place qu’elle écrase le récit qu’elle est supposée faire décoller.


"Le Petit prince", l’original, nous parvient uniquement par jets de teasers, expédiés depuis le pavillon vermoulu du vieux voisin aviateur de la petite fille modèle. On reconnaît le narrateur du livre à qui le scénario lui adjoint une lectrice (l’enfant), elle-même flanquée d’une mère réfractaire au narrateur… Trois regards rivaux et antagonistes qui se disputent à tour de rôle le contrôle du film.


De ce conflit, qui laisse en charpies le rêve d’un truc à peu près cohérent, il ressort que l’aviateur, alter ego de Saint-Ex (si hideux qu’il semble être dessiné par un stagiaire pervers), est trop vieux et ringard pour assurer seul sa fonction ; que la jeune lectrice est si active qu’elle supplante le petit prince - le dernier tiers délire un épisode dégénéré du livre dont elle est l’héroïne. Le personnage de la mère incarne pour sa part une tentation à laquelle le film succombe volontiers : raconter complètement autre chose.


Techniquement, le film n’est pas si nul, mais sa façon de séparer l’adaptation pure de la création par des images de différentes natures renforce un malaise identitaire dont il ne se remet jamais. En cristallisant l’héritage de Saint-Exupéry dans un registre typiquement vintage (du stop motion), Mark Osborne (le réalisateur, issu de Dreamworks) l’oppose au monde rond et numérique de la petite fille. Du coup, on peine à comprendre si le matériau d’origine est sacralisé ou désavoué.


Ce doute est entretenu par l’inanité de la partie contemporaine, dépourvue de la moindre poésie, pas fichue de racler une once de merveilleux quand le scénario en balance des pelletés entières – le jardin et la maison de l’aviateur, conçus comme un foyer miyazakien est à peine plus envoûtant qu’un rayonnage de "la Grande Récré".


A Cannes, "Le Petit prince" souffre d’un autre mal dont cette fois il n’est pour rien : passer derrière le génial "Vice Versa" vu deux jours plus tôt. Contraste sidérant : là où le joyau Pixar court, alerte et rieur sur le fil d’une création originale ébouriffante d’audace, "Le Petit prince" s’émiette à la première difficulté, écrasé par le poids de son héritage, pris en sandwich entre ses non choix et sa mégalomanie.


Par conséquent, Je m' en vais pleurer mon enfance..... Pauvre de toi.... Je t' aimais bien, tu sais.....


Sur ce, portez vous bien. Je vous salue bien bas. @ +. Continuez à regarder des BONS films. Tcho. Et mort à cette merde infâme !!! Crève, crève, crève !!!! ça y est, j' ai plus de voix.....

ClementLeroy
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le 25 août 2015

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San  Bardamu

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