Un proviseur adjoint d'un collège rêve à de plus hautes fonctions dans son parcours professionnels, mais aussi pour son fils, dont il rêve que ses résultats pour le brevet lui donnent accès à de grandes écoles. Seulement, face à ses notes en légère baisse, particulièrement en Histoire-Géo, il va falsifier sa copie, mais ça va se voir auprès des correcteurs.
La principale qualité du Principal (oui, c'est fait exprès) est que c'est très court ; à peine 80 minutes pour raconter une histoire qui ne nécessitait pas plus, et qui repose avant tout sur un seul personnage ; ce proviseur adjoint joué par l'excellent Roschdy Zem, qui est omniprésent, modèle dans la réussite sociale, qui doit gérer en plus son ex-femme, une prof incarnée par Marina Hands, son fils qui commence à lui échapper, ainsi qu'un frère atteint de troubles mentaux et lui causant son lot de soucis. On retrouve aussi Yolande Moreau jouant quant à elle la proviseure qui est sur le point de partir à la retraite.
Mais aussi parfait et rigoureux soit le personnage de Zem, modèle d'intégrité, il ne va pas hésiter à faire quelque chose de dégueulasse vis-à-vis de son fils afin de sauver sa place, et c'est ce point de bascule qui rend le film plus intéressant qu'il n'y parait. Jusqu'à un final qui je trouve va assez loin dans la méchanceté concernant le devenir du personnage de Roschdy Zem. C'est parfois un peu appuyé dans le symbolisme (la pluie, le vent fort qui annonce une tempête personnelle, la course à pieds qui se passe mal), mais en tout cas, l'acteur tient clairement le film sur ses épaules, même s'il montre que là aussi, il n'y a rien de blanc ni de noir.