8
le 3 oct. 2023
SuivreÂpre et radical
Je n'ai vu aucun film de Cédric Kahn avant celui-ci et je dois dire que j'ai été surpris par la radicalité du film. On a un film en huis clos (enfin à part la scène d'ouverture qui sert vraiment à...
Si l’on pouvait déjà considérer Anatomie d’une Chute comme assez âpre dans son traitement cinématographique des rouages judiciaires, on ne peut que revoir notre jugement devant la radicalité de Le Procès Goldman. Ici pas de mise en scène, pas de musique, pas de décor: rien que le texte et les acteurs.
L’écriture étant irréprochable, on ne peut que s’incliner alors que l’on dévore avec passion toutes ces diatribes, monologues, ambages et péroraisons. La théâtralité de l’ensemble laisse tout de même douter de l’intérêt d’un film, tant les planches auraient suffit. Malgré cela on se laisse porter par l'œuvre anti-filmique de Cédric Kahn, portée par des comédiens solides au phrasé si alléchant. A l’opposé de la gouaille d’un Raphaël Quenard, on est ici en terrain méticuleux, où chaque mot sert une fonction précise. Le plus fascinant étant qu’aucune de ces tirades n’a été écrite, mais qu’elles s’avèrent absolument toutes être des retranscriptions des interventions du procès. Du coup que salue-t-on? Un quasi-documentaire? On pourrait, tant les éléments de fiction sont rares, et sont le plus souvent composés de bouts collés à des endroits différents de l’affaire réelle pour mieux servir la narration (mince, certes). Des performances, voilà ce qu’on salue, tant le reste ne tient que de la source même de l’objet. Arieh Worthalter, Arthur Harari, ou encore Nicolas Briançon, font le spectacle judiciaire.
Un objet curieux que je peine à qualifier de film tant il fait dans la dépouille de tout langage cinématographique et de toute création artistique. Il met toutefois en lumière une affaire méconnue, ou tout du moins oubliée, qui résonne avec ampleur dans l’actualité de par les thèmes qu’elle soulève : une justice sclérosée et un état qui cumule les -ismes.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films sur le système judiciaire, Les meilleurs films de 2023, Les meilleurs films français de 2023, On regarde quoi en 2024? (Films) et Festival de Cannes 2023
Créée
le 11 mars 2024
Critique lue 23 fois
8
le 3 oct. 2023
SuivreJe n'ai vu aucun film de Cédric Kahn avant celui-ci et je dois dire que j'ai été surpris par la radicalité du film. On a un film en huis clos (enfin à part la scène d'ouverture qui sert vraiment à...
7
le 27 sept. 2023
SuivreSi on excepte la séquence d'introduction (dans le bureau de l'avocat de la défense, Georges Kiejman, faisant tout de suite comprendre que son client est un drôle d'animal qui ne va pas du tout lui...
10
le 27 sept. 2023
SuivreEn 1976 a lieu le second procès de Pierre Goldman , militant d'extrême gauche soupçonné d'avoir tué deux pharmaciennes lors d'un braquage qui aurait mal tourné. L'affaire fait grand bruit et mobilise...
10
le 15 oct. 2019
SuivreJ'avais commencé une partie en début d'année, et avait lâché l'affaire par frustration, ayant perdu tous mes geos dans une zone que je trouvais imbuvable (Soul Sanctum) après 3-4h de jeu. Mais devant...
2
le 10 mars 2025
SuivreIl était couru d’avance que Brave New World serait une daube. De par la superhero fatigue qu’a instauré la firme de Mickey par l’amoncellement de produits formaté sur les dix-sept dernières années...
4
le 10 oct. 2023
SuivreAlors qu’à chaque nouvelle itération de la formule qui trône comme l’une des plus rentables pour la firme française depuis déjà quinze ans (c’est même rappelé en lançant le jeu, Ubisoft se la jouant...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème