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SuivreSurprise de taille
Je croyais connaitre Pacino, je me trompais. Dans un rôle éloigné de ceux qui l'on fait connaître (flics & mafieux), il campe ici un lieutenant colonel de l'armée américaine à la retraite, perdu...
Al Pacino aura obtenu le seul Oscar de sa carrière pour Le Temps d'un week-end. Récompense amplement méritée tant sa performance (et son discours final de cinq minutes) sont magistraux. Quelque part, c'en est même injuste tant il avait largement le talent pour en gagner d'autres. Même si aujourd'hui, depuis une vingtaine d'années, il ne se contente que d'aligner les polars de qualité médiocre, quel acteur dans les années 70/80/90 (jusqu'à Insomnia grosso modo).
Connaissant son extrême rigueur, j'imagine sans peine le boulot qu'il a dû abattre pour camper cet ex colonel devenu aveugle de la manière la plus crédible qu'il soit. Le Temps d'un week-end, c'est un dernier tour de piste pour se faire plaisir : régler quelques comptes avec la famille, déguster un bon whisky, danser le tango avec une jolie femme, conduire une Ferrari.
C'est aussi une leçon de vie distillée à l'étudiant qui l’accompagne tout au long de ce week-end. Rester intègre, ne pas moucharder, ne pas se faire acheter, être courageux. Une expérience acquise sur le champ de bataille qu'il transpose au sein de cette université pour sauver son poulain d'un renvoi. Alcoolique, cynique, aigri, désabusé mais avec des principes où on devine qu'il devait être un sacré emmerdeur et un sacré meneur d'hommes sur le terrain.
Créée
le 7 juil. 2026
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