Les expats forment un microcosme à part ou le citoyen local n'est que le décors, quant à en apprendre la langue et la culture, A quoi bon. Tout se passe entre eux , ils critiquent et observent le comportement de chacun , pleurent sur leur sort en geignant que la nourriture n'est pas comme à la maison et surtout, surtout, garder les apparences , les sourires hypocrites et la brosse à reluire sont de sortie.
L'adaptation du roman "Trahie" ou l'auteur suédoise observe cette société par le petit bout de la lorgnette, Marc Fitoussi à placé son histoire à Wienne, ou il observe ce groupe qui se veut être au dessus des autres , parades et ronds de jambes ne manquent pas surtout lorsque tout va bien et que cela apporte à chacun.
Ève, comme beaucoup de femmes issues d'un milieu simple cherche à cacher ses origines dont elle à honte. Elle oublie que nous emportons notre passé avec nous, et qu'il peut ressurgir au coin de la rue sous forme d'un mot, d'une rencontre qui fait tout basculer.
Sa mère lui rappelle ses origines qu'elle souhaite balayer mais après avoir subit les revers de la vie, elle voit cette société bien pensante lui tourner le dos sauf celle que tout le monde jugeait et dédaignait qui lui ouvre les bras en toute simplicité.
Ève se remémore les sorties en calèche de son enfance avec sa mère, un peu comme le magnat de la presse de Citizen Kane qui murmure "Rosebud" symbolisant ce bonheur simple perdu à jamais.