Après le renvoi de George Lazenby, qui n'avait convaincu ni le public ni les producteurs, c'est Sean Connery qui revient dans le rôle-titre pour sa dernière apparition dans la peau de l'agent secret (excepté pour le remake officieux Jamais pour jamais) et pour un chèque mirobolant. À nouveau réalisé par le Français Guy Hamilton, Les Diamants sont Éternels s'avère pourtant être l'un des plus mauvais films de la saga.
Pour cause : des acteurs peu convaincants, un scénario aussi atypique que peu passionnant et une mise en scène grand-guignolesque de mauvais goût. Bond doit ici déjouer les plans de Blofeld (encore) qui a changé de look (encore), délaissant son alopécie pour adopter désormais les traits de Charles Gray, déjà vu dans On ne vit que deux fois dans un autre tout autre rôle. Quant au reste des personnages, ils ne sont que des caricatures désolantes à l'image des loufoques et ambigus Mr. Wint and Mr. Kidd, de la nunuche Tiffany et de la sexy mais inutile Abondance Delaqueue (il fallait oser).
L'histoire va dans tous les sens : Bond venge sa femme, puis vadrouille pour démanteler un trafic de diamants mais se rend compte qu'en fait c'est le SPECTRE qui veut les utiliser pour faire des satellites tueurs. Alambiqué, parfois incompréhensible, le scénario est ponctué de séquences dénuées de bons sens, comme lorsque Bond se retrouve enfermé dans un cercueil en direction du crématoire, ou lorsqu'il s'échappe avec un buggy spatial. En bref, on n'y croit pas, et apparemment les acteurs non plus. Un Bond décevant voire même inutile.