Un film profondément étrange, où il règne une ambiance très particulière de mort, sans jamais que ce soit non plus trop pesant. On suit cette famille sur plusieurs générations, comment les angoisses des parents deviennent peu à peu celles des enfants. Les fantômes du passé qui hantent les lieux nous accompagnent et vivent parmi cette famille (la scène du début le montre très bien d’ailleurs).
Derrière son côté expérimental et parfois contemplatif, Les Échos du passé ne nous perd jamais. Enfin si, peut-être au début, quand on passe d’un couple à un autre. On comprend ensuite qu’il s’agit des enfants qui ont grandi et ont eu à leur tour des enfants. Après ça, aucun souci pour suivre. Le film montre beaucoup sans jamais nous tenir la main.
Ce qui est sa plus grande force, c’est son ambiance. On sent la mort tout du long, elle rôde, mais sans jamais que ça en soit glauque. Ça n’empêche pas certains moments assez durs de prendre aux tripes. Étant donné qu’il y a beaucoup de points de vue d’enfants, ça rend le tout plus émouvant.
Une bonne découverte, et le travail sur l’affiche est superbe au passage.