A peine sorti du triomphe de «Rocky 2», Sylvester Stallone veut enchainer avec un film policier, genre qu’il n’a pas encore eu l’occasion d’aborder à ce moment de sa carrière.

A la recherche d’un projet convainquant, il se voit proposer un script de David Shaber initialement prévu pour devenir le troisième épisode de la franchise «French Connection» réalisé par Gary Nelson. Devant le refus de Gene Hackman de reprendre le rôle de Popeye Doyle, le scénario sera réécrit pour Stallone, Nelson restant quant à lui rattaché au projet.

Mais le courant ne passera pas entre les 2 hommes et Stallone exigea finalement que le film soit réalisé par l’un de ses amis Bruce Malmuth.

Occupé sur un autre tournage, ce dernier n’arrivera finalement que le second jour de prises de vues, obligeant Stallone d’assurer lui-même la réalisation du lancement de la production (la scène de poursuite dans le métro).

En ce début des années 80, le monde subit une longue et meurtrière vague de terrorisme menée notamment par la bande à Baader ou le célèbre Carlos. C’est autour de ce contexte que sera donc réécrit le scénario de ce film qui verra un flic intègre, affronter le plus dangereux des terroristes, déterminé à frapper un grand coup au coeur de New-York.

Sans être forcément original, «Les Faucons de la Nuit» demeure un polar rythmé et efficace nous permettant de découvrir un Stallone inédit, loin de l’image machiste qu’on lui collait déjà sur le dos. N’hésitant pas à se travestir pour arrêter des malfrats, il compose un héros sensible aux multiples traumas qu’il devra combattre pour arrêter le dangereux terroriste.

Dans un New-York crasseux (après quelques passages à Londres et Paris), Malmuth s’emploie à multiplier les scènes d’actions spectaculaires avec un certain savoir faire (Stallone assurant lui-même la plupart des cascades). On ne s’ennuie pas un seconde dans cette traque au fou dangereux incarné par l’excellent acteur néerlandais Rutger Hauer, dont c’était le premier film outre-Atlantique.

On regrettera peut-être que cette lutte contre le terrorisme ne se résume finalement qu’à un simple face à face, écartant tout axe et explication idéologique et politique.

Pas bien grave, le film reste un impeccable divertissement avec un Stallone tout en sobriété, plein de suspens jusqu’à son excellent final.

Massimiliano_N
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le 3 juil. 2025

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